SYSTEM SHOCK
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Novembre 2005
Données techniques :
Type de jeu: rôle - aventure - action
Version: française intégrale
Conception: Looking Glass
Autres titres: Car & Driver, Ultima Underworld, Flight Unlimited 1, 2 & 3, Terranova, System Shock 2, Thief The Dark Project 1 & 2.
Le studio de développement Looking Glass a fermé ses portes en 2000. C'est une grande perte pour le monde du jeu vidéo.
Distribution: Origin
Sortie: octobre 1994 (en ce qui concerne la version CD-ROM)
Configuration minimum: P133, 8Mo de RAM
Système d'exploitation: Windows 98, XP (avec DOSBox)
Pas d'accélération graphique
Un seul joueur

L'histoire du jeu :
Si j'en crois mes informations, peu se souviennent encore du magistral jeu que fut System Shock. Non pas qu'on ait déjà oublié jusqu'à son existence (pas encore, mais cela va certainement venir) mais plutôt qu'on néglige le fait que celui-ci fut un admirable jeu vidéo.
Et pourtant, que de bons moments j'ai pu passer à parcourir cette fresque vidéo-ludique aux exhalaisons d'anticipation et au thème général du survival horror. Dans les années 90, où posséder un 486 DX2-66 était encore le fin du fin en matière de technologie alors que System Shock m'imposait déjà de réduire la définition de son image afin de ne pas subir les ralentissements occasionnels au niveau de l'affichage, lorsque l'action devenait trépidante.
Mais jamais je ne lui en ai voulu pour cela tant l'aventure collait au ventre lorsque je m'y plongeais.
Aujourd'hui: visuellement et radicalement dépassé voir suranné pour les plus jeunes (comment a-t-on pu jouer à ça !), il n'en reste pas moins que System Shock reste un jeu passionnant, sublime, envoûtant, et immersif au possible (pour utiliser un terme très usité dans le jargon vidéo-ludique).
Afin d'en voir le bout (et les jeux que j'ai parcourus, jusqu'à leur fin, avec autant d'enthousiasme sont peu nombreux), il me fallut tout de même concéder bien plus de cinquante heures. Que n'aurais-je donné pour qu'il demande bien plus encore! Ces cinquante heures qu'affichait le compteur au moment où le jeu connaissait son aboutissement ne comptabilisaient pas l'agrégat de rechargements et retours à de précédentes sauvegardes afin de reprendre le cours de l'histoire dans de meilleures conditions.
Le thème utilisé était assez classique puisque déjà coutumier dans d'autres jeux antérieurs à System Shock (et souvent repris avec plus ou moins de succès depuis). La séquence d'introduction (qui me fait toujours autant frissonner lorsque je la visionne et dont je conserverai toujours en mémoire un certain passage) était le révélateur de ce qui attendait le joueur si celui-ci décidait de poursuivre son chemin.
Puisque cela intrigue au plus haut niveau, voici précisément le passage auquel je faisais allusion plus haut : "...Ici Edward Diego du TriOptimum. Les charges retenues contre vous sont graves, mais elles pourraient sauter en échange d'un petit... service. Il pourrait y avoir une promotion militaire pour vous si vous faites le boulot correctement"
Ce qu'il fallait impérativement retenir de ce monologue était cette simple tournure : "en échange d'un petit... service". Il aurait mieux valu (pour le joueur innocent que j'étais à l'époque) ne pas accepter le challenge. Car cela m'a coûté un bon nombre d'heures de tension ininterrompue, comme rarement j'ai pu en connaître ensuite et avec d'autres jeux.
System Shock débutait comme ceci : le joueur prenait la main au moment où le personnage principal se réveillait dans son caisson de récupération, après une greffe d'implant neurologique, isolé dans le local clinique établi sur le complexe orbital appelé Citadel (une station spatiale étagée sur neuf gigantesques niveaux). C'était à travers cet implant que le joueur pouvait observer le monde qui l'entourait.
L'inventaire de départ était vite fait : rien dans les mains, rien dans les poches et en guise de mémoire, les seuls trous d'un gruyère. Très vite la situation faisait apparaître de nombreuses anomalies (un "incident", diraient certains) comme par exemple le fait que tous les occupants de ce complexe soient portés disparus.
A peine éveillé et me voilà déjà seul.
Enfin, pas pour longtemps, car les souvenirs reviennent au galop grâce aux messages récoltés ça et là. On découvrait rapidement ce qu'était devenus lesdits occupants (on en retrouvait d'ailleurs des morceaux entiers un peu partout, dispersés façon puzzle) pour se voir sous peu confronté à la présence inamicale de machines et de mutants.
Tout comme Citadel, ceux-ci semblaient obéir à Shodan (intelligence artificielle chargée de la sécurité de la station; thème déjà évoqué dans le roman de Arthur C.Clarke et repris dans le film 2001 Odyssée de l'Espace, exégèse d'un avenir n'ayant pas eu lieu) qui, sans nul doute, était à la base de ce qui apparaissait déjà comme une tragédie.
Shodan contrôlait tout, du moindre être vivant (les mutants ayant comme origine certains survivants reconditionnés de force), aux systèmes de sécurité et ascenseurs reliant les différents niveaux. Les dés étaient alors jetés, le joueur allait devoir l'affronter (quand j'y repense, j'en ai encore froid dans le dos), puisqu'il n'y avait pas de chemin plus direct vers la sortie.
Ici, on se trouvait clairement devant un jeu d'aventure. De ce fait, la méthode d'éradication intensive utilisée dans les FPS n'était pas de mise. Chaque mouvement, chaque action se devaient d'être pensés.
Pour combattre Shodan, le joueur avait à sa disposition un arsenal complet d'armes (matraque, pistolet à fléchettes, sparcq à décharge offensive, fusil d'assault, sabre lazer, grenades et explosifs en tous genres), mais les plus intéressantes ne seront découvertes qu'au cours des pérégrinations dans les différents niveaux.
Encore fallait-il mettre la main dessus ou pouvoir les arracher à un ennemi coriace.
Pas question, ici, de faire feu à tout va et de profiter d'un réarmement automatique sur simple pression d'une touche. Ici, les munitions étaient comptées et l'approvisionnement d'une arme demandait un traitement particulier (chargement, déchargement ou approvisionnement en énergie) ainsi que le temps nécessaire à la manipulation (comme par exemple, rejoindre une station énergétique afin de se réapprovisionner). Autant dire qu'il valait mieux se préparer constamment à l'éventualité d'une rencontre inopportune.
Du côté jeu de rôle, System Shock imposait de gérer ses déplacements (chaque mouvement était une lourdeur: courir, c'était s'épuiser), son état de santé, ses munitions, son énergie. Il fallait aussi impérativement désactiver les systèmes de sécurité (détruire les caméras d'observation qu'utilisait le maître de la place dans ses tentatives pour stopper le joueur), trouver les codes d'accès donnant accès aux divers locaux, caches et ascenseurs.
Pour ce faire, il était fréquent de devoir faire marche arrière et repasser par des niveaux déjà visités dont on pouvait prétendre avoir désactivé les sécurités et éliminé les présences indésirables.
Grave erreur ! L'ennemi était partout, il revenait toujours au moment où l'on s'y attendait le moins. Je me souviens voir eu la peur de ma vie lorsque, après une course folle, mes niveaux de santé et d'énergie au plus bas, vers un ascenseur (zone de sécurité par excellence) conduisant au réactivateur neurologique salvateur, je m'étais retrouvé face à un robot sentinelle qui n'y était pas lorsque je l'avais utilisé précédemment.
A la suite de cette rencontre, j'utilisais, pour la énième fois, la fonction "chargement de sauvegarde" jurant, mais un peu tard, d'y prendre plus attention à l'avenir. Et c'est bien en cela que le jeu était surprenant, car ce ne fut plus jamais le cas...
Si le joueur avait à combattre Shodan et avait à l'empêcher de perpétrer les méfaits qu'il se proposait d'accomplir, (consolider son emprise sur Citadel et détruire l'humanité), il fallait aussi combattre ce dernier sur son propre terrain (en un mot, au niveau de ses mémoires), en plongeant dans le cyberespace.
Le cyberespace était un univers immatériel aux contours filaires dans lequel il était possible d'avoir accès à diverses sections d'informations assurant le triomphe de l'homme sur de la machine (en principe).
Toutefois, dès l'entrée dans le cyberespace, Shodan détectait la présence hostile et commençait par repérer son emplacement. Il se mettait alors en chasse et ne laissait que quelques minutes avant la première attaque neuronale. Détail amusant, à chaque visite dans le cyberspace, la réactivité de Shodan devenait plus rapide, réduisant petit à petit le temps disponible pour toute action. Il s'agissait, dès lors, de ne pas rater son coup.
L'utilisation du cyberespace permettait de récolter des données et logiciels assurant le décryptage automatique de certaines sécurités, d'obtenir des informations sur ce qui s'était passé (entre autres choses anodines. Il mettait aussi à disposition, pour les moments de détente, de petits jeux basiques genre Pong).
Voilà un tout petit aperçu de ce que proposait System Shock. L'expérience ludique que j'avais pu poursuivre grâce à lui et toute l'ambiance que ce jeu m'avait fait apprécier, je les avais alors partagées avec mon épouse. Jusqu'à son terme, nous avons été tous deux, plongés dans cette grande aventure qui nous avait laissé un sentiment d'immersion dépassant, et de loin, les vertus graphiques tant nécessaires, de nos jours dont le jeu était totalement dépourvu.
Si j'ai prétendu, en préambule, que les jeux m'ayant donné de telles sensations étaient peu nombreux, je m'en voudrais d'écarter System Shock 2 et Deus Ex dont System Shock premier du nom était incontestablement l'égérie. Le concepteur (Warren Spector) avait ainsi voulu reprendre la trame génrale en composant ces derniers. Toutefois, celui-ci devait être bien placé pour savoir qu'un trait de génie ne se répète pas forcément, même si on se trouve en être le créateur. Pour ma part, System Shock attend toujours pour passer le flambeau. Il restera parmi les meilleures aventures vidéo-ludiques auxquelles j'ai participé, sensations graphiques non comprises.

La boîte et son contenu :
System Shock me ramène à l'époque où je partais encore à la découverte du monde vidéo-ludique, le regard complètement émerveillé devant cet univers de lumières psychédéliques à l'extrème. En ces temps prodigieux, mon fournisseur attitré était un détaillant spécialisé chez qui on trouvait alors une quantité effarante de productions toutes dissemblables.
System Shock avait été acquis, comme il en était pour bon nombre de jeux datant de cette époque, au prix fort du moment (certains apprécieront) sur un marché qui ne connaissait pas encore les phénomènes de la durée de vie commerciale réduite à la portion congrue et des liquidations précipitées d'invendus.
La boîte du jeu est de construction robuste, comme Origin savait nous les proposer à une certaine époque.
Elle se compose d'une base et d'un couvercle en carton fort qui s'emboîtent l'un dans l'autre et dont l'aspect général frise le noir satiné grande classe. Le tout est recouvert d'une solide chemise coulissante aux surfaces apparentes plastifiées. En ces temps, la mise en valeur et la plus value étaient encore à l'honneur.
La face avant est très peu suggestive en ce qui concerne le contenu du jeu. Le moins que l'on puisse remarquer, c'est qu'il y avait de quoi être interloqué à sa vue. Ce n'est d'ailleurs pas sans mal qu'en fin de compte elle ait pu m'attirer à telle enseigne que je m'étais résolu à acquérir System Shock sur la seule base d'une relative appréciation concernant les qualités du packaging, (ne connaissant pas encore, à cet instant, toute la richesse du contenu).
A l'intérieur, on y trouve, outre le CD-ROM dans un élémentaire coffret en cristal totalement transparent, un manuel de 50 pages suffisamment explicite pour bien appréhender le jeu, complété par un livret d'instructions de 16 pages couchées sur papier recyclé noir sur blanc. Dans ce petit manuel technique, on informe le joueur sur, entre autres choses, comment préparer l'indispensable disquette de démarrage (nous étions à la grande époque du système d'exploitation Microsoft MS-DOS, ne l'oublions pas). Un chapitre est aussi réservé à quelques conseils de base pour ceux qui rencontreraient l'une ou l'autre irritation concernant la gestion de la mémoire ou diverses autres contrariétés de configuration. Ce genre d'information n'existe plus aujourd'hui puisqu'il est de notoriété publique que tout jeu vidéo PC digne de ce nom doit s'installer en quelques clics de souris seulement. Dans le cas contraire (éventuellement et si malgré tout, cela ne permettait pas de faire fonctionner le soft en question), la seule recommandation disponible est un changement obligatoire de machine.
Avouez que les choses se sont considérablement améliorées depuis l'époque des jeux fonctionnant sous MS-DOS...
Non ?
Je l'aurais pourtant cru.
On trouve encore dans ce manuel technique une carte de référence sur quatre pages, reprenant l'ensemble des commandes et détails divers permettant de maîtriser toutes les interfaces du jeu.
Un dernier paragraphe est consacré aux améliorations apportées par la version CD-ROM. A ce propos: la version CD faisait suite à une variante sur disquettes qui n'était pas pourvue de l'affichage en mode SVGA (640x480) forte résolution, nettement plus beau que le graphisme VGA de base (320x200 ou 320x400).
L'affichage VGA fut pourtant la seule définition dont j'avais dû me contenter à l'époque. De plus et afin de conserver un frame rate acceptable, j'étais tenu d'afficher l'interface joueur, plutôt que la vue plein écran, limitant ainsi le champ de vision , autrement appréciable. Mais il semble qu'en ces temps, on pouvait se contenter du manque de profondeur pourvu que l'on connaisse l'ivresse de l'aventure. Ce que System Shock n'a pas manqué de me donner.
Grâce aux capacités vertigineuses de stockage du CD-ROM, System Shock proposait une nouvelle et grande séquence d'introduction, ainsi qu'une séquence finale et des plans coupés. Les effets sonores n'avaient pas été laissés pour compte et possédaient maintenant des bruitages digitalisés ainsi qu'un maximum de 8 canaux audio. Une véritable foire de nouveautés technologiques, en somme.
La boîte en ma possession contient effectivement la version CD-ROM de System Shock (datant de l'époque où le jeu fut édité en Europe et en France/Belgique francophone particulièrement, puisqu'il s'agit de la version localisée). La face avant se couvre d'une parure passablement angoissante (je me vois encore regarder celle-ci avec appréhension, en la prenant en main, lors de notre première rencontre) et la face arrière propose une petite introduction en trois langues dont une en français ainsi que quelques illustrations du jeu. Comme à son habitude pour ce type de produit, Origin indiquait le contenu de la boîte (et notamment la version) via une étiquette de couleur bleue apposée sur sa tranche supérieure. Le seul OS prévu pour le faire fonctionner était le système d'exploitation Microsoft MS-DOS version 5.0 et je conserve, précieusement dans l'écrin, la disquette de boot permettant de faire fonctionner System Shock, ainsi configuré, sur une mémorable machine équipée d'un processeur 486DX2-66.

Et aujourd'hui ?
La seule machine encore actuellement en ma possession permettant de faire fonctionner System Shock sans autre manipulation que son installation (sous Windows 98 s'il vous plaît...) est un bon vieux P200 que je conserve avec ménagement.
Avec celui-ci, je peux profiter (si l'on peut dire) de la haute définition et du mode plein écran que proposait le jeu pour les possesseurs de bêtes de course, au moment de sa sortie. Plus aucun ralentissement ne vient perturber ma progression, quel que soit le nombre d'adversaires rencontrés. Et pour simplifier le tout, je me suis remis à le parcourir en mode difficile. Et là, effectivement, c'est difficile !
Toutefois, le charme agit toujours et je me surprends encore à tressaillir lors de chaque repli vers une borne d'énergie ou un caisson régénérateur quand je sais qu'il me faudra, de nouveau, affronter un nombre d'adversaires (à chaque fois renouvelés) envoyés par Shodan afin de me barrer la route. C'est à ce moment qu'il faut craindre la mauvaise rencontre au tournant d'un couloir ou à l'ouverture d'une porte étanche.
Petite anecdote, tous les objets et corps laissés sur place après les combats demeurent au sol tout au long du jeu. Cela me change de l'adversaire tombé qui, une fois au sol, disparaît au bout de quelques instants, tel que l'on peut l'admirer dans les jeux d'aujourd'hui qui se prétendent graphiquement réalistes.
Laissez-moi rire.
Et puis, cette atmosphère musicale et ces bruits d'ambiance d'un autre temps participent plus que jamais à l'immersion du joueur.
Mais pour apprécier System Shock, il faut pouvoir le détenir, ce qui est une toute autre affaire.
La version CD est actuellement introuvable dans le commerce (pensez, depuis 1994...). Seul le marché de l'occasion pourrait en receler l'un ou l'autre exemplaire. Malheureusement la boîte est déjà passée dans le monde très raffiné de l'objet de collection et son prix risque fort de suivre. Cette version aménagée propose, sous DOS uniquement et entre autres apports, la possibilité de faire des captures d'écran en utilisant la touche "PrintScreen" (sauvegarde dans le sous-répertoire GEN du répertoire dans lequel se trouve installé le jeu). Longtemps, j'avais cherché l'outil pour pouvoir réaliser mes propres captures d'écran et, sur de nombreux forums, j'avais posé la question concernant la possibilité de faire des captures d'écran haute définition de System Shock. Je n'ai jamais eu de réponse positive. Il faut croire que, tout comme moi, les amateurs de ce "mausolée" qu'est System Shock n'avaient pas pris la peine d'en lire le fichier "lisezmoi.txt", puisque je viens précisément d'y découvrir cette opportunité.
Je dois concéder que je suis particulièrement fier de cette trouvaille.
Pour en revenir au soft et à la possibilité de se le procurer: il y a quelques années déjà, Electronic Arts avait édité une gamme d'anciens jeux sous la dénomination de série "Classics" (boîtes de couleur bleu ciel reprenant en face avant une réduction de la boîte d'origine). On a pu voir ces boîtes commercialisées pendant un certain temps, dont celle reprenant System Shock. Pour en avoir vues quelques-unes, je peux affirmer que seules la boîte et sa décoration se différenciaient du modèle original. Peut-être que dans cette variante, il serait encore possible de la retrouver à bon compte.
Pour ceux qui désirent se cantonner à l'édition primitive du jeu (qui fut celle éditée sur disquette), cette version est disponible sur un site abandonware dont voici l'adresse :
http://www.abandonware-france.org/ltf-jeu.php3?id=639
Pour tous les autres, voici enfin, mis à disposition par un bienfaiteur tant altruiste qu'anonyme, l'ultime version de System Shock dans une traduction française garantissant sa pleine et entière territorialité, le tout sous un format médiatique majeur (à savoir: le CD-ROM) permettant de profiter de cinématiques supplémentaires, d'une qualité audio sans égale et d'un affichage autorisant le SVGA pour une exceptionnelle vision tridimensionnelle.
Cette ineffable variante est maintenant disponible au téléchargement abusif sur un autre site abandonware dont voici aussi l'adresse :
http://www.abandonware-utopia.com/index.php?
page=telechargement&id=1009

Toutefois, pour pouvoir le faire s'exécuter sur les machines actuelles, System Shock requiert une configuration ad-hoc ou l'aide d'un émulateur.
En ce qui concerne la configuration, l'utilisation d'une disquette telle que celle proposée par Shinod7 semble une bonne solution à condition de posséder une machine équipée d'un lecteur de disquette 5 pouces 1/4 (ce qui semble de moins en moins le cas sur les matériels commercialisés actuellement).
La seconde solution consiste en l'utilisation d'un émulateur tel que DOSBox. Ce dernier étant déjà présent sur mon pentium 4, j'ai donc installé System Shock sur la machine en question et sous environnement DOSBox.
J'ai toutefois rencontré un tout petit problème lors de l'installation de System Shock (version CD-ROM, qui est celle en ma possession - vF1.6C.) : en exécutant le fichier "install.bat" (qui se trouve être la commande préconisée par défaut), un message d'erreur avertit de l'impossibilité de trouver le lecteur de départ.
Cela est normal, le fichier en question utilise le chemin réel menant au lecteur CD-ROM pour exécuter son installation, alors que le volume logique représentant ce lecteur, sous DOSBox, ne s'identifie pas forcément par la même lettre.
Pour sauter ce petit obstacle, il suffit de se déplacer, sur le CD-ROM du jeu, dans le répertoire "INST" et de lancer le ficher "initial.exe" qui est le fichier démarrant l'installation du jeu si l'on édite le fichier install.bat, on s'en aperçoit de suite). Ceci fait, l'installation s'est ensuite parfaitement déroulée et le jeu a démarré à la première sollicitation.
Viendra alors le moment du choix des pilotes audio. Pour ma part, cette pierre d'achoppement a été franchie sans peine grâce à la présence d'une carte son reconnue par certaines anciennes applications DOS pouvant être exécutées sous Windows. Une carte audio émulée par les drivers Soundblaster16 100% compatible est encore commercialisée. En voici une dont j'ai déjà eu l'occasion de faire l'éloge à propos d'autres jeux. Il s'agit du périphérique "Hercules Gamesurround Muse 5.1 DVD+" qui se trouve toujours, à l'heure où j'écris ces lignes, dans les commerces et notamment dans les grandes surfaces possédant un rayon dédié au matériel informatique. Cette carte est spécialement destinée au monde ludique (cette compatibilité descendante en est la preuve) et est d'un prix tout à fait compétitif (+/- 25 EUR). Elle ne serait toutefois pas à comparer avec les cartes audio haut de gamme destinées aux oreilles friandes de ritournelles (entendez par là : averties musicalement parlant), mais elle supporte parfaitement le 5.1 (c'est d'ailleurs dans sa dénomination) et son rendu est irréprochable. Par rapport aux puces embarquées (y compris Nvidia), la différence est notable. Dans le cas présent, son avantage réside toutefois ailleurs.
A défaut de posséder cette carte (ce que vous regretterez un jour ou l'autre) et si l'installation des pilotes audio du jeu, sous DOSBox, posent problème de telle manière qu'au final, aucun son ne soit audible, je n'ai malheureusement pas d'autre solution globale (du fait de la grande disparité de puces audio équipant les machines actuelles). Mais il existe aussi, sous la forme d'un utilitaire (compatible XP) baptisé VDMSound, d'autres possibilités d'émuler des cartes sons (et cela en plus de ce que propose déjà DOSBox).
Toutefois comme la carte son dont il a été question me satisfait au plus haut point (le remplacement de la puce intégrée par une carte m'étant apparu comme le plus approprié pour profiter pleinement des applications ludiques), je n'ai jamais testé cet utilitaire.
Pour en savoir plus, voici une adresse bien utile.
http://clinique.jeuxvideos.free.fr/articles.php?lng=fr&pg=69
Néanmoins, seul le mode VGA était praticable (ce qui est parfait pour ceux qui téléchargeront la version disquette proposée par Abandonware France). Par contre, l'option "affichage SVGA", ajoutée à la version CD-ROM, transforme le jeu en diaporama. Exit donc cette possibilité en ce qui concerne la version actuelle de DOSBox. Mais celui-ci étant toujours en cours de développement, je suppose que le volet "performances" connaîtra d'autres avancées, dans l'avenir.
A l'heure ou j'ajoute cette ligne, la version courante de DOSBox est la 0.72. Elle permet maintenant l'utilisation normale du mode SVGA, sur la machine qui me servait déjà d'étalon pour affirmer le contraire (un Athlon XP 2400+ fonctionnant toujours sous Windows 98SE). C'est une excellente nouvelle et une belle progression pour l'émulateur en question.
Si DOSBox vous intéresse, voici son adresse :
http://dosbox.sourceforge.net
De plus, s'il arrivait, à quiconque, d'éprouver le moindre problème à l'installation de cet émulateur, le site "La clinique des jeux vidéos" (la référence francophone en matière de support technique concernant les jeux de précédentes générations) propose, outre la possibilité de télécharger DOSBox, une traduction de son manuel d'utilisation, complétée par de multiples reproductions d'écrans de paramétrisation, eux-mêmes parachevés par des commentaires assurant une installation sans faille, même pour les plus néophytes d'entre nous.
Voici l'adresse de cet émulateur et de tout ce qu'il faut pour pouvoir l'utiliser au mieux de ses possibilités :
http://clinique.jeuxvideos.free.fr
En ce qui concerne l'installation de ce dernier, je donne quelques indications élémentaires (qui sont celles me permettant de faire fonctionner l'émulateur aujourd'hui) dans un article consacré à X-Wing Collector et situé à l'adresse suivante (se rendre au paragraphe consacré à l'émulateur DOSBox et à son installation):
L'émulateur DOSBox
Si System Shock fonctionne encore et toujours sur mon vénérable Pentium 200, il peut maintenant se pratiquer sans réserve sur une machine contemporaine, aidé toutefois de l'émulateur DOSBox. Je ne me prive donc pas de cette nouvelle possibilité qui m'offre l'alternative de m'y replonger soit en mode plein écran, soit en mode fenêtré (à l'affichage conséquemment purifié). J'y retrouve tous les plaisirs d'antan et ce n'est certes pas par hasard que, pour inaugurer l'idée saugrenue de mettre tous ces souvenirs par écrit et sur la toile, j'ai choisi comme premier sujet un jeu reconnu parmi les meilleurs de sa catégorie.
Quant bien même vous n'auriez pas eu le mérite d'être né avec un smartphone sur les oreilles et une manette de jeu entre les mains, nanti de l'absolue conviction d'être face à un univers que vous maîtrisez parfaitement et qui vous appatient, certains passionnés se sont mis en tête de développer un port permettant à System Shock de fonctionner sur des configurations récentes (de Windows XP à Windows Seven 64 bits, notamment). Ils ont d'ailleurs réussi cet exploit au-delà du simple portage et offre le résultat de leur travail, baptisé System Shock Portable, à l'adresse suivante :
https://www.systemshock.org/index.php/topic,211.0.html
Avec ce port (contenant aussi le jeu), on retrouve System Shock dans une indéniable restitution originale agrémentée de quelques améliorations comme un affichage en haute résolution, une utilisation plus moderne de la souris, des packs linguistiques (français y compris), une relocalisation des touches de commande et ainsi de suite. Ce port peut s'installer sur une clé USB et fonctionne parfaitement à partir de ce support (d'où sa dénomination).
L'ensemble est contenu dans deux archives au format 7zip. Il faudra donc installer ce décompresseur relevant du domaine public. Cet excellent petit logiciel open source (gratuit, facile a utiliser et localisable), grand concurrent de Winzip, est léléchargeable à l'adresse suivante :
http://www.7-zip.org/
Avec cela, vous n'avez plus d'excuses pour ne pas y succomber.
Simple à installer et encore plus simple à utiliser, System Shock Portable 1.2.2 libère l'utilisateur non confirmé (pas vous, je le sais) des contraintes de l'apprentissage nécessaire au bon fonctionnement d'un émulateur tel que DOSBox ou encore d'un débours auprès du commerce dématérialisé qui mise adroitement sur l'incompétence de l'utilisateur.
Cela étant, DOSBox se trouve bien en sous-couche d'exploitation. Ce n'est pas une critique mais plutôt le constat de son caractère incontournable concernant les jeux de la grande époque.
Il n'empêche que pour la qualité du travail fourni, la mise en place d'un port tel que SSP (acronyme), magnifiant une réalisation de légende, mérite d'être tentée.
Et si j'y suis arrivé c'est que vous pouvez en faire tout autant.
Qu'on se le dise !





























































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