DESCENT II
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Mai 2010
Données techniques :
Type de jeu: action type arcade
Version: anglaise uniquement (une traduction aurait été sans intérêt)
Conception: Parallax Software
Autres titres: Descent
Distribution: Interplay
Sortie: avril 1996
Configuration minimum: Intel 486DX2-66 ou pentium
Système d'exploitation: Windows 98 et Windows XP (DOSBox & Rebirth)
Accélération graphique: mode logiciel, 3Dfx/OpenGL
Mode réseau: coopératif et affrontement entre 8 joueurs

L'histoire du jeu :
Dès l'instant où le jeu vidéo se révéla en tant que loisir populaire, l'industrie du développement s'intéressa rapidement et de très près aux implications commerciales futures qu'elle pourrait dégager des licences les plus prometteuses.
Les suites ludiques ne sont donc pas un fait récent sinon qu'actuellement le phénomène a pris des proportions outrancières. Contrairement à la transposition cinématographique qui n'est généralement qu'un support publicitaire avec lequel le jeu vidéo rencontre rarement ses heures de gloire, la suite à succès (appelons-la comme cela) tire honorablement son épingle du jeu puisque son arrivée est le fruit d'un complément de développement (ordinairement par l'apport de nouveaux concepts) basé sur un titre qui a déjà fait ses preuves.
C'est ainsi qu'en 1996, Descent 2 fit son apparition en tant que suite logique du premier volet nommé Descent (et non Descent 1 puisqu'à l'époque, l'idée d'une suite n'avait peut-être pas encore été évoquée par les concepteurs). Mais voilà: la réussite étant passée par là, il était certainement devenu évident que les aficionados du genre auraient plaisir à tâter d'un second opus qui saurait renouveler le grand frisson qu'avait pu leur procurer le titre initial.
Avant tout, on se remémore ce qu'était le Descent originel et ce que le jeu proposait, des fois qu'on va dire qu'on aurait un peu oublié.
Descent premier du nom était un prétendant à Doom, le first person shooting encore très en vogue alors et que l'on devait à la maison Id-Software (notoriété absolue, maximum respect). Toutefois, Descent apportait son lot d'innovations qui, à tout le moins, étaient spectaculaires pour l'époque.
Parmi les plus importantes et contrairement au Doom en question, tout y était véritablement affiché en trois dimensions. Actuellement, cette particularité n'est même plus à mettre en évidence tant elle coule de source mais il faut se souvenir qu'en ces temps mémorables régnaient encore, et en maîtres, les jeux offrant un affichage isométrique (2 dimensions seulement), seule visualisation supportée sans encombre par les machines de toute dernière génération (Intel 486DX2-66/75/90).
Le Disk Operating System ou MS-DOS (un operating system que bien peu de jeunes connaissent et encore moins maîtrisent) était encore l'OS favori des gamers PC.
Dans ce contexte, un jeu entièrement en 3D pouvait être considéré comme une innovation majeure dans le domaine vidéo-ludique. Non seulement Descent proposait une vision intégrale en trois dimensions mais son aventure se déroulait dans un univers d'où la pesanteur était totalement absente et qui autorisait, en permanence, le mouvement dans les trois plans. Cet environnement était symbolisé par des galeries de mines montant et descendant dans des contorsions et convulsions vertigineuses que le joueur explorait librement, dans tous les sens et toutes les directions, du début à la fin du jeu, à bord d'un minuscule vaisseau.
Le synopsis de Descent était, somme toute, assez sommaire: le joueur, homme de main de la toute puissante compagnie minière PTMC propriétaire des plus grands gisements intersidéraux de la confédération humaine, était chargé d'une mission particulièrement délicate. Celle-ci consistait à pénétrer dans les mines en question et à éradiquer toute présence androïde, constituée par une multitude de robots miniers qui venaient de se retourner contre leurs maîtres à la suite d'une intervention extraterrestre et d'une intrusion de virus dans leur système de contrôle. Objectif: éliminer toute présence hostile, symbolisée exclusivement par des droïdes, afin de libérer quelques mineurs pris en otages.
Cela réussi, il fallait encore détruire l'unité centrale contrôlant l'ensemble des installations avant d'évacuer fissa les lieux dont l'autodestruction était programmée pour les secondes à venir (dernière occasion d'y laisser sa peau) et déclenchée automatiquement lorsque l'unité centrale était mise hors service.
Evoluer en totale apesanteur était une des grandes innovations que proposait le jeu Descent. Au moment de la prise en main, on ne tardait pas à se rendre compte des complications et des phénomènes de désorientation que cette particularité engendrait chez le débutant.
Pour son malheur, cette caractéristique était sans effet sur les autres occupants des lieux qui ne souffraient aucunement en cas de cabrioles multidimentionnelles et savaient parfaitement en tirer parti. Il revenait au joueur de maîtriser ce nouvel environnement afin d'affronter à armes égales un adversaire accrocheur et endurci au combat.
Heureusement pour le joueur en période d'apprentissage, Descent permettait de tempérer l'ardeur combative de l'adversité via un ajustement du degré de difficulté (quoique: à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, n'est-ce pas ?).
Voilà ce qu'était Descent. Rien d'étonnant alors que Descent 2 reprenne, à l'identique, les mêmes principes avec toutefois quelques petits perfectionnements. Bien que conçue sur base du même moteur graphique, cette nouvelle mouture apportait quelques améliorations particulièrement intéressantes par rapport au jeu d'origine. Outre le classique "un peu plus de tout dans l'ensemble", les plus gros apports étaient:
  1. une excellente cinématique d'introduction qui remplaçait avantageusement une entrée en la matière toute textuelle telle que la proposait Descent premier du nom ;
  2. l'apparition du droïde guide ou encore "guidebot" qui était contrôlé via un petit menu contenant quelques ordres basiques et qui, bien utilisé, facilitait grandement la mission en cours en dirigeant le joueur vers les objectifs principaux. Non armé et ignoré par ses congénères, il traçait la route assignée et revenait chercher son maître si d'aventure celui-ci s'écartait du chemin à parcourir;
  3. la survenue d'un droïde chapardeur qui n'avait de cesse de poursuivre le joueur afin de lui reprendre, les uns après les autres, tous les items que celui-ci collectait lors de ses pérégrinations. Non armé mais extrêmement véloce et, de ce fait, difficile à abattre, il se permettait d'éviter le tir des armes à énergie, de déjouer les missiles à têtes chercheuses et n'était vraiment vulnérable qu'au canon vulcan. Ce malfaisant se révélait être la véritable plaie du niveau en cours. Une contrepartie au guidebot, sans aucun doute;
  4. de nouveaux ennemis plus puissants, équipés d'armes auto-guidées et plus retors encore que les précédents;
  5. des niveaux encore plus grands, plus complexes, plus acrobatiques encore, avec des salles gigantesques, des caches indécelables, des points de téléportation qui révélaient fréquemment une présence hostile hantant à nouveau le parcours précédemment nettoyé;
  6. de nouvelles armes et de nouvelles munitions, des vidéos pour la mise en condition, un booster pour se sortir rapidement des situations critiques, un projecteur remplaçant avantageusement les flares (quoique gourmand en énergie), des missiles aveuglants, à guidage manuel avec caméra embarquée dont l'image apparaissait sur un des écrans de bord du petit vaisseau, j'en passe et des meilleurs;
  7. et enfin, de nouvelles possiblités d'affichage: en 640x480 et pour les plus fortunés d'alors (les détenteurs de Pentium), en 800x600 mais cette fois, en passant par la disparition du cockpit.
Il restait de la première mouture de Descent une carte du niveau se dessinant à mesure que l'on progressait dans celui-ci. Tracée en mode filaire, affichée en trois dimensions et orientable dans tous les sens (avec un zoom avant/arrière incorporé), cette carte permettait une lecture complète et précise du niveau parcouru ainsi que de la position du joueur par rapport à sa progression. Elle affichait notamment les portes principales (bleu/rouge/jaune, pour autant qu'elles aient été découvertes), les objectifs secondaires (emplacements d'otages) et les sources énergétiques (idéales pour recharger les batteries) mais ignorait tout ce qui concernait l'adversité. Si la carte était un dispositif conservé tel qu'il se présentait dans le premier opus, cela n'en était que bénéfique pour le joueur, tant ses fonctionnalités et sa lisibilité avaient été idéalement conçues.
A mon avis, voilà une des rares cartes implantées dans ce genre de jeu qui soit parfaitement exploitable. Je la préfère, et de loin, à celle qui apparut ensuite dans le dernier volet de la série que fut Descent 3.
Tout cela fait que les joueurs ayant apprécié Descent premier du nom furent enchantés de retrouver une suite qui perpétuait, à la lettre, l'esprit qui animait la mouture originale. J'ai été de ceux-là et je dois avouer qu'aujourd'hui encore Descent m'impressionne toujours et offre un gameplay bien loin de ce que les FPS actuels offrent en matière de challenge, mutations graphiques non comprises (ce qui d'ailleurs, ne me semble pas des plus primordial pour assurer une parfaite immersion).

La boîte et son contenu :
J'ai découvert Descent 2 en 1998, grâce au numéro 15 de la revue Best Seller Games (disparue depuis longtemps maintenant) dans lequel le jeu s'y trouvait en compagnie de deux autres titres tout aussi intéressants.
A l'époque, conserver toutes mes acquisitions ludiques était encore mon seul credo et, puisque je possédais maintenant le jeu, je ne m'étais pas mis en quête de le dénicher dans sa version originale conditionnée en carton. Pas question d'encourager le double emploi.
Mais en fait de copie conforme, j'étais loin du compte puisque si le jeu était bien fourni par BSG, les pistes audio, présentes avec la version liminaire de Descent 2, faisaient cruellement défaut (pistes audio qu'il faut préciser comme particulièrement originales par rapport au musiques d'ambiances, implémentées dans le jeu). En tous les cas, c'est ce qui m'apparut dès que j'en eus connaissance.
Je pestai donc intérieurement en pensant qu'il me manquait un je ne sais quoi pour faire le total de la somme du montant qui atteindrait la plénitude des 100% offerts par le jeu.
De fait, et bien fait pour ma pomme, je n'ai jamais pu dénicher la version commerciale originale.
Toutefois, voilà que, plus d'une décennie après, je découvre dans une grande surface un exemplaire perdu du jeu Descente 2, extrait d'une série de rééditions encartonnées baptisée Back to Games éditée par Point Soft.
Cette boîte était logée au rayon des articles bradés mais la caissière ne put m'en donner le prix. "Dans ce cas (fis-je, grand seigneur et passablement irrité), l'article ne m'intéresse pas !". Je le plantai là, puisqu'on ne voulait pas me le céder et qu'en plus je n'étais nullement certain d'y trouver autre chose que ce que je possédais déjà.
Or, un an plus tard, quasiment jour pour jour, la même boîte réapparaissait (celle-là même, je l'avais reconnue, j'en suis certain).
Depuis tout ce temps, personne n'en a voulu alors ? Quel scandale tout de même ! Dans ladite grande surface et une nouvelle fois en version liquidation. La prendrai-je ou pas ? J'hésitai encore. Je vois le coup d'ici. Tant pis, je me lance !
Je me présente à la caisse avec l'article en question et cette fois on me le pointe à 4,50€.
On progresse, me suis-je dis alors.
De retour at home, je me précipite sur la première machine libre et à ma disposition (mon épouse squatte énormément et uniquement le matériel récent, évidemment) puis glisse la galette dans le lecteur.
Allez, petit père, montre-moi ce que tu as dans le coco. Oui, c'est ça ! je t'écoute...
YEEESS ! Bingo !
Les pistes audio présentes sur la version originale sont bien là. Les partitions musicales au format audio n'ont rien à voir avec celles implémentées dans le jeu, elles sont nettement plus... émoustillantes. Elles déchirent à fond, comme dirait chose. C'est le pied ! Voilà donc une copie conforme au jeu original.
Rétrospectivement, je me félicite encore de ce coup du sort qui a fait que personne d'autre que moi ne se soit intéressé à cette boîte et qu'un an après l'avoir délaissée, j'ai eu l'intelligeance d'acquérir.
Parfois, je m'étonne. Cela me conforte dans l'idée que malgré tout ce qu'on prétend, nous vivons encore dans un monde d'inculture qui, dans le présent cas, m'est particulièrement profitable.
Cela étant, la qualité de la présente boîte n'a certainement rien à voir avec la boîte qui, au moment de sa commercialisation, renfermait Descente 2. La médiocrité de sa conception ne m'étonne pas outre mesure puisque c'est dans cette même série que j'avais découvert précédemment le jeu appelé Expendable (Retournez vers les titres et vous verrez).
Je reprends donc la description d'alors, sans en changer la moindre intonation.
La boîte du jeu Descent 2, dans cette série réédition, ne relève pas d'un gabarit familier auquel je suis particulièrement attaché. Moins épaisse et plus haute que de coutume, elle se confond avec deux autres de mes acquisistions, bien plus anciennes celles-là, au conditionnement similaire (Blade Runner et Darkstone) appartenant aussi au négoce de la republication.
Autant le préciser tout de suite, la qualité de l'emballage est plus qu'indigente, avec sa jaquette à rabats découpée dans un cartonnage de mauvaise qualité peu résistant aux accrocs (heureusement, celle-ci en avait peu souffert et une petite remise en état fut engagée derechef pour ne plus rien en laisser paraître ensuite). Afin de rendre l'ensemble un tant soit peu plus rigide, un boîtier cartonné, de qualité moyenne, se trouve glissé à l'intérieur et enferme le contenu. Malheureusement pour assurer la pérennité du tout, il faut veiller à glisser délicatement et sans forcer ledit boîtier cartonné hors de la chemise pour pouvoir l'ouvrir, car il est impossible de le faire par le dessus ou le dessous. La déchirure est assurée pour celui qui ne prendrait garde à cette manœuvre.
On a bien compris qu'un tel emballage fait partie du conditionnement "one shoot", va ! Tout transpire ici la réédition made in China.
Heureusement l'intérêt principal de cette acquisition se situait essentiellement au niveau de son contenu, composé uniquement d'un boîtier cristallin enfermant le CD-ROM du jeu. Ce dernier étant identique à l'original à l'exception de sa parure. Rien de plus.
A quoi donc pouvait-on s'attendre dans une série de réédition bon marché sinon à retrouver des jeux donc le cycle de commercialisation était consommé depuis belle lurette ? Je vous le demande.
Et puisqu'il était écrit plus haut que le format de la boîte s'accordait avec celui de trois autres titres tout autant découverts dans des séries budgets (dont une contenant Expendable, provenant déjà de la série Back to Games), Descent 2 est allé les retrouver sur l'étagère de la bibliothèque qui les supporte.
Voilà, malgré tout, un beau quatuor représentatif d'un mode de commercialisation qui affichait, haut et fort, son créneau commercial.

Et aujourd'hui ?
Pas question d'installer Descent 2 sur le matériel actuel, de la même manière qu'il le fut à l'époque de sa sortie et à partir du CD-ROM original, tout simplement parce que le jeu était uniquement conçu pour s'installer sous MS-DOS (le Disk Operating System des années 80 et début des années 90).
Bien qu'il puisse s'exécuter sous Windows 98, la vitesse des processeurs contemporains rend le jeu totalement incontrôlable en affichant un défilement d'images tel qu'on aurait l'impression de se retrouver devant un épisode de Benny Hill lorsqu'une séquence passe à 60 images par seconde afin d'accentuer le caractère cocasse de la situation.
Pour les quelques rares solitaires, tel que votre serviteur, qui persistent encore à vouloir profiter des privilèges offerts par la préservation d'une antiquité (que d'autres qualifieraient sans vergogne de "pourrie") sur laquelle réside avantageusement Windows 98SE, une solution classique existe toutjours. Soyons clairs, même classique, elle n'en est pas plus simple pour autant. Un témoignage personnel est, à ce propos, particulièrement édifiant:
Pour rappel, Descent 2 avait été originellement conçu pour fonctionner sous MS-DOS. Par la suite, un patch fut mis au point afin de faire passer le jeu de la version 1.1 à la version 1.2 avec quelques corrections à l'avenant surtout pour permettre de faire fonctionner le jeu sous Windows (à l'époque, il s'agissait de Windows 95, bien entendu). Ce correctif ne proposait pas de passer à une version Windows du jeu mais offrait simplement la possibilité de faire fonctionner le jeu sous Windows avec l'interface MS-DOS.
Vous saisissez la différence ?... Bien.
La mise en place du patch passe avant tout par l'installation du jeu. Puisque la finalité de l'ensemble est de faire fonctionner le jeu sous Windows (et Windows 98 dans le cas présent), l'installation est exécutée à partir de son explorateur.
Le menu de l'installation s'ouvre (rien de plus normal) et offre d'exécuter un test vidéo à partir d'une petite animation. Les cartes graphiques ultra-rapides d'aujourd'hui n'apprécient absolument plus, semble-t-il, cette remise en question et le test se termine immanquablement par un plantage graphique ou un plantage général. Pas moyen de passer par-dessus ce test vidéo et, par conséquent, plus possible de procéder à l'installation de cette façon. Il faut repasser par le mode originel de configuration, le MS-DOS.
Sous Windows 98, on pourrait utiliser le mode MS-DOS natif (avec démarrer l'ordinateur en mode MS-DOS) mais lorsqu'on procède de la sorte sans avoir apporté les modifications nécessaires au fichier dos.start (équivalent au config.sys et autoexec.bat d'antan), il y a de fortes chances pour que le lecteur CD-ROM ne soit plus accessible (pilotes non montés). Et sans CD-ROM, pas d'installation.
Fichtre !
La solution consiste à démarrer la machine en mode MS-DOS mais avec la disquette de Boot de Windows 98. Dans ce cas, le CD-ROM pourra être pris en charge et l'installation se déroulera jusqu'à son terme. Car, dans ce cas, seules les capacités VGA de la carte graphique seront testées (et pour cause, sous MS-DOS seules celles-ci sont reconnues) ce qui permettra de poursuivre normalement la décompression du jeu sur le disque dur. Il suffit alors d'exécuter ensuite le patch 1.2 qui permettra l'utilisation du jeu sous Windows.
Petit détail (et non des moindres): l'emploi d'une disquette de boot implique, outre la présence d'un lecteur idoine, que le disque dur soit formaté en mode fat32. De ce fait, l'installation ne sera pas possible sur un disque formaté en mode NTFS (partitionnement spécifique aux Windows XP et suivants).
Il me reste encore un petit point à souligner. Descent 2 finira forcément par fonctionner de cette façon sous Windows 98 mais, on le remarque très vite, les cinématiques ont une vilaine tendance à planter la machine (en raison de ce qui a été dit plus haut en matière de rapidité). Pour que cela n'arrive pas, il suffit de ne pas les transférer sur le disque dur (c'est possible via le menu d'installation) ou d'utiliser, au bon moment, la touche Escape afin de passer par-dessus celles-ci. C'est d'ailleurs d'autant plus dommageable que le générique d'entrée est d'excellente facture, qu'il met le joueur parfaitement en condition et participe grandement à l'immersion (minière, pas océanique).
Misère de misère !... On en est sorti mais non sans mal. Je suis convaincu que cette méthode n'enthousiasmera personne. C'est normal, notez. Il n'y a encore qu'un masochiste tel que moi pour aimer ce genre de contorsion intellectuelle.
Pour tous les autres (et je ne doute pas qu'ils soient nombreux) rien n'est perdu, puisque l'émulateur DOSBox est là pour pallier aux petites contrariétés technologiques qui nous empêchent de profiter pleinement du plaisir de retrouver les softs de notre jeunesse (car quel que soit l'âge, on était toujours plus jeune avant). Grâce à lui, Descent 2 va pouvoir s'installer correctement et sans autre désagrément que d'avoir à maîtriser l'émulateur en question (ce que, en tant que retrogamer endurci, vous savez faire depuis longtemps maintenant).
La première solution, qui tombe sous le sens après une installation, pour exécuter le jeu est d'utiliser DOSBox, bien évidemment. Avec ce dernier, le joueur aura à cœur de retrouver l'environnement graphique originel, en mode plein écran ou fenêtré, comme bon lui semblera.
Si DOSBox vous intéresse, voici son adresse:
http://dosbox.sourceforge.net
De plus, s'il arrivait, à quiconque, d'éprouver la moindre difficulté à l'installation de cet mythologique émulateur, il est mis à disposition toute une littérature (manuels d'utilisation et guide pratique agrémentés par de multiples reproductions d'écrans de paramétrisation assurant une installation sans faille, même pour les plus néophytes d'entre nous) à l'adresse suivante:
http:/rimaimbeur.jexiste.be/Archive.html
En ce qui concerne la paramétrisation de DOSBox, on trouvera quelques indications fondamentales permettant de faire fonctionner cet émulateur tout comme je l'utilise aujourd'hui, à l'adresse suivante:
L'émulateur DOSBox
La seconde solution, qui va remporter tous les suffrages (j'en suis convaincu), réside dans l'utilisation d'un applicatif développé par des adulateurs émérites de la série qui ont mis au point, pour notre plus grand plaisir de rétrogamer inassouvi, un port nommé D2X-rebirth (retenez ce nom). Celui-ci s'installe on ne peut plus aisément dans le répertoire où réside maintenant Descent 2. Plus rien ne vous empêche maintenant de déplacer le tout sur n'importe quelle machine et n'importe quelle version de Windows puisque grâce à D2X-rebirth, Descente 2 va se permettre de fonctionner sans la moindre retenue.
L'avantage principal du port est qu'il permet de profiter des capacités d'une carte graphique dernier cri acquise à grands frais grâce aux différentes possibilités qu'offre l'accélération OpenGl. Avec la dernière version de D2X-rebirth, la gestion des différents paramètres d'affichage a été intégrée aux menus du jeu, rendant ainsi son utilisation totalement transparente pour l'utilisateur final. C'est comme qui dirait du bonheur à l'état pur, non ?
Voici l'adresse du port en question:
http://www.dxx-rebirth.com/?Downloads:DXX-Rebirth
Et le patch  1.2 qui lui va bien:
http://www.descent2.com
Attention : D2X-rebirth ne fonctionnera qu'après (et seulement après) application du patch 1.2. Qu'on se le dise !
En plus de l'accélération graphique D2X-rebirth offre un choix agrandi de définitions d'écran (y compris pour les écrans larges). Mais il ne faut pas s'attendre à l'apparition d'effets texturés stupéfiants dans le jeu lui-même. Celui-ci, bien qu'affiné, restitue dans son intégralité le graphisme d'origine. Il est d'ailleurs heureux qu'il en soit ainsi tant ce dernier avait du caractère.
En l'état, le port préserve donc l'esprit liminaire du jeu ainsi que son graphisme et, ce qui n'est pas à dédaigner, assure son parfait fonctionnement dans un environnement actuel. Le joystick et la souris sont idéalement supportés (joystick testé: Cyborg Evo). La souris permet une très grande finesse de pointage (la précision du sniper, si vous voyez ce que je veux dire...), mais peine quelque peu dans les mouvements de rotation (le demi-tour est un rien laborieux), c'est pourquoi deux touches clavier supplémentaires auront avantage à être consacrées à cet effet. Lorsque l'on connaît avec quelle commodité Descent permet un tel paramétrage, rien n'est alors impossible. Des deux moyens de contrôle mis à disposition, j'ai préféré la souris, plus polyvalente, au joystick destiné à la simulation réelle et aux manipulations moins désordonnées. Mais c'est seulement une question de goût.
Le support réseau est assuré via soit le protocole IPX (pour ce qui est du LAN local) soit le protocole XTIP et différents modes de jeux sont permis. Parmi ceux-ci, le seul qui m'intéresse réellement est le mode coopératif permettant de parcourir à plusieurs tous les niveaux autorisés dans le mode solo. J'ai pu décider mon épouse à tester avec moi les plaisirs d'un nettoyage de concert (cela nous change du quotidien) dans les labyrinthes que propose l'un ou l'autre niveau de Descent 2. Pour ce qui est de choisir un niveau parmi ceux qu'offre le jeu, il n'y a que l'embarras puisque, tout comme son prédécesseur, une offre complémentaire et désintéressée complête par de nombreuses productions privées les levels implémentés dans le jeu de base. Cerise sur le gâteau, nombre de ses niveaux sont proposés gratuitement au téléchargement à partir de bibliothèques réservées à cet effet, dont voici les adresses suprêmes :
http://www.enspiar.com/dmdb/
Ici, le summum, l'intégral.
http://www.pooterman.com/
Voici expliqué en deux mots comment installer un niveau supplémentaire et l'exécuter en mode solitaire :
  1. télécharger un niveau archivé (au choix ou au hasard) puis décompresser son contenu dans le dossier "Missions" qui se trouve déjà installé dans le répertoire du jeu.
  2. cela fait, lancer le jeu et, dans le menu le menu principal, choisir NEW GAME.
  3. Une fenêtre s'ouvre et propose, en plus du module de base, le nouveau level tout juste installé dans son susdit répertoire.
  4. le mettre en surbrillance pour le sélectionner et appuyer simplement sur [Enter]
  5. Voilà, c'est parti et c'est pas plus compliqué.
Pour lancer le même niveau en mode coopération, on choisit le menu MULTIPLAYER et on suit les indications ("create" pour lancer le niveau et "joint" pour se joindre à la partie en cours). Celui qui crée la partie sélectionne le niveau de la même manière que cela se pratique en mode solitaire. C'est extrêmement simple et totalement intuitif.
Voilà: un tour complet d'horizon ne s'est pas fait sans peine, je me l'accorde,mais le fait est: il est toujours possible de faire fonctionner Descent 2 sous Windows dernière version. Facilement qui plus est, grâce au port Rebirth.
Un an après la sortie commerciale de Descent II, un pack d'extension intitulé "Vertigo Series" fut réalisé par la maison Interplay. Celui-ci comprenait vingt-deux nouveaux niveaux plongeant le joueur dans des égouts, des labyrinthes et autres tunnels où l'attendaient l'adversité habituelle augmentée d'une douzaine de nouveaux droïdes miniers ayant des archétypes comportementaux singuliers, pouvant pourchasser le joueur partout, ainsi que quatre boss inédits.
Vertigo Series fonctionne parfaitement sous DOSBox mais aussi et surtout avec le moteur de D2X-Rebirth!
Pour cela, il suffit de suivre ce petit mode d'emploi:
  • télécharger Vertigo Series à l'adresse indiquée;
  • http://www.planetdescent.net/index.php?
    action=tpmod;dl=item51

    (version complète à l'exception des pistes audio)
  • décompresser le contenu de l'archive (cinq fichiers) dans le répertoire temporaire de votre choix;
  • Copier les fichiers d2x-h.mvl, d2x-l.mvl et hoard.ham dans le répertoire du jeu Descent II;
  • copier les fichiers d2x.hog, d2x.mn2 dans le dossier MISSIONS qui se trouve aussi dans le répertoire du jeu Descent II.
Voilà, c'est toujours pas plus compliqué !
Lancez maintenant Descent II. Dans le menu principal du jeu, il suffit de choisir la toute première option qui est NEW GAME. Cette option permet, vous le savez maintenant, de choisir entre les niveaux de base "Counterstrike" et les niveaux supplémentaires "Vertigo Series" Et cela, dans l'éventualité où aucun autre pack de niveaux n'ai été précédemment installé, bien entendu. Sinon le choix sera encore plus vase.
Sélectionnez "Vertigo" et enjoy !!!
Dernier détail (et non des moindres): il restait, pour ceux qui n'avaient pas encore l'avantage de disposer de ce titre mythique, l'éventualité de le télécharger grâcieusement (j'insiste sur le dernier qualificatif et sur l'utilisation de l'imparfait dans la construction phraséologique) auprès du site abandonware dont l'adresse qui pourrait être oubliée à partir de cet instant apparaît ci-dessous:
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=889
En effet, certains ont considéré que les deux premiers volets de Descent étaient de ces jeux dont on pouvait encore tirer profit (au sens mercantile du terme). Pas de chance donc, si vous y venez trop tard et bienvenue dans le nouvel univers du retrogaming dispendieux.
Heureusement, on trouve encore, à ladite adresse, tous les conseils nécessaires concernant les réglages graphiques des deux jeux en question sous le port Rebirth. C'est toujours bon à prendre.
Pour se procurer le jeu tout en restant dans l'anonymat d'un transfert contre nature, il faudra sans doute faire appel aux relations qui peuplent maintenant les sites de socialisation ou encore et, dans le pire des cas, débourser pour obtenir une version toute virtuelle du soft repeint aux couleurs du moment. Pour ceux qui privilégient l'instantanné à la pérennité, la question du choix ne se pose même pas. J'en connais d'ailleurs qui prêchent la parole des marchands du temple alors qu'ils appartiennent encore à l'institution du leg. C'est dire que le monde de l'abandonware est bien en pleine mutation et qu'il est grand temps de faire ses choix.
Les miens sont faits depuis longtemps.


























































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