BLOOD II (THE CHOSEN)
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Septembre 2012
Données techniques :
Type de jeu: action/shoot
Version: anglaise uniquement (une traduction aurait été la bienvenue)
Conception: Monolith
Autres titres: No One Lives Forever 1 & 2, Rage of Mages, Shogo - Mobile Armor Division, Tron 2.0, Aiken's Artifact, Alien VS Predator 2, Blood, Contract J.A.C.K., Get Medieval, Gruntz
Distribution: GT Interactive
Sortie: janvier 1999
Configuration minimum: Pentium III
Système d'exploitation: Windows 98 Windows XP (avec les réserves d'usage)
Accélération graphique: 3Dfx, Direct3D, accélération logicielle
Mode réseau: affrontement jusqu'à 8 joueurs

L'histoire du jeu :
1997 fut une année parmi les années prolifiques du jeu vidéo dédié au home computer. Les gamers de l'époque s'en souviendront, il n'y avait pas de mois qui ne voyait apparaître ses nombreuses nouveautés dans des domaines du jeu vidéo que nous ne connaissons plus aujourd'hui. Parmi tous les domaines exploités à l'époque, il en était un qui allait prendre des proportions démesurées au point de tout supplanter : le first person shooting auquel on ne peut plus échapper actuellement sauf en fréquentant l'univers du retrogaming.
Pourtant, et encore loin de l'overdose que nous connaissons aujourd'hui, 1997 fournissait déjà son lot de FPS parfaitement aboutis, dont la seule carence ne relevait que du domaine technologique de par les limites qu'il imposait en matière de représentation graphique bien que ce dernier point soit encore loin d'être la garantie d'une prépondérance sur l'antériorité.
Si actuellement le marché du jeu vidéo en est une preuve évidente (preuve que le photoréalisme n'est pas, à lui seul, une garantie de suprématie totale), un tel constat prenait déjà tout son sens à la fin du précédent millénaire.
Retournons en l'an 97 du siècle précédent où chaque joueur attentif se souviendra de la venue du monumental FPS baptisé Blood qui, basé sur le moteur graphique de Duke Nukem 3D, offrit, sous un concept inventif et envoûtant, l'un des plus redoutables jeux de shoot de l'époque. Encore aujourd'hui, il ne cesse de me ravir et tient toujours une place privilégiée sur mes machines pour des moments de détente et de revigorantes immersions dans le passé.
Avec Blood premier du nom, j'effectue encore aujourd'hui d'authentiques voyages dans le temps grâce à la présence d'un émulateur tel que DOSBox (véritable machine à remonter le temps pour le retrogameur) qui concède au joueur la possibilité de recourir à la seule utilisation du clavier en tant qu'outil principal de maîtrise dans le first person shooting.
Une véritable remontée vers les sources, en quelque sorte.
Or donc, en 1999 (comme qui dirait deux ans plus tard, donc) et fort de cette réussite amplement méritée, les studios de développement Monolith (là où résidaient les heureux géniteurs du susnommé Blood) mettaient au point une suite au rejeton. Cette suite allait se nommer (qui l'eut cru) Blood II avec comme sous-titre "The Chosen".
A travers cette suite, Monolith tentait de renouer avec le succès qu'avait engendré le premier épisode. Pour cela, il se basait sur les qualités de son nouveau moteur graphique qui venait à peine de servir pour Shogo "Total Armor Division" (Shogo pour les intimes), un autre excellent Shoot empruntant le socle de son background à l'univers du Manga Japonais. Avec Shogo, ce moteur graphique avait donné d'excellents résultats pour, au final, flatter intelligemment un jeu intéressant, plein de fougue et non dénué d'humour.
J'ai pas mal fréquenté Shogo à l'époque où je l'avais acquis en occasion et ce n'est pas sans une certaine nostalgique que je me remémore les difficultés que j'avais alors rencontrées pour le faire fonctionner sur le matériel d'époque. Ces soucis ne tenaient d'ailleurs qu'au dit matériel et s'évanouirent, par la suite, avec la survenue de machines autrement plus performantes ainsi qu'avec divers changements de cartes graphiques. Mais cela est une autre histoire qu'il vous faudra compulser dans l'article consacré à Shogo (sans vous commander, bien entendu) pour en connaître les détails.
Toujours est-il que le moteur graphique de Shogo avait été pressenti pour assurer un second opus au distingué Blood premier du nom.
Dans ce nouvel épisode, la trame scénaristique était la copie conforme de ce qu'elle avait été dans Blood premier. Le personnage principal était toujours en quête de vengeance face à la toute puissante Cabale, une organisation de fanatiques comme (j'ose l'espérer) il ne saurait en exister dans la vraie vie.
C'est à ce point notable qu'on serait en droit de se demander où va se nicher l'inspiration des concepteurs de jeux vidéo.
La grande nouveauté, par rapport au premier volet, était que tout cela (le background) avait été transposé dans un futur (l'an 2028) tout aussi éloigné qu'invraissemblable.
Quoique l'an 2028 c'est déjà presqu'à nos portes, non ?
Concernant Blood II: terminé les environnements monastiques et médiévaux, les dévots encapuchonnés (survêtement pourtant encore usité aujourd'hui), les harpies teigneuses, les gargouilles féroces, les cerbères cracheurs de feu et - summum de l'épouvante résultant de procédés inquisitoires - la main tranchée de l'étrangleur de Boston (une main diabolique à laquelle il était impossible d'échapper dès qu'elle s'agrippait à une gorge).
Toutes ces joyeusetés allaient trouver leur équivalent dans un univers futuriste, quoique bien souvent en prenant d'autres formes.
Blood premier du nom prônait déjà la destruction et, à l'époque, le joueur pouvait démolir avec jubilation divers bibelots, cloisons, constructions, le tout au gré de ses pérégrinations dans les niveaux (un besoin de revanche sur le matérialisme ambiant, sans doute). Avec Blood II, presque tout pouvait être détruit, de l'immeuble au simple sac plastique qui dissimulait, de façon occasionnelle, quelques items intéressants à saisir (santé, munitions etc...).
Blood II offrait une vingtaine de niveaux à explorer, à l'égal de son prédécesseur, tous gigantesques, aux décors tant diversifiés qu'inattendus (vaisseau spatial, métro, ascenseur et j'en passe...). Intelligemment construits, ces niveaux savaient se passer d'énigmes tarabiscotées ou de parcours bloquants qui relevaient de l'artifice ludique parfois utilisés ailleurs afin de prolonger la durée de vie d'un jeu.
Ici, le jeu reposait principalement sur l'action. Celle-ci était présente partout, en permanence et sous de nombreuses formes. Blood II offrait une véritable ménagerie allant du trouffion de base en passant par le mercenaire et en culminant par des monstres de toutes formes et de toutes tailles (dont certains atteignaient celle d'une maison). La fameuse main tranchée qui hantait, seule ou en groupe, Blood premier du nom s'était ici transformée en sangsue (sale bête, particulièrement rapide, qui sautait à la gorge et s'y accrochait fermement). Cette dernière offrait quasiment les mêmes caractéristiques que son précurseur, à l'exception du fait qu'il était possible mais avec beaucoup d'énergie et de fortune, de s'en débarrasser.
Dans tout bon FPS actuel qui se respecte et sauf pour les grands maîtres du genre (qui eux, semblent ne plus être actuels), les dépouilles ont la délicatesse de disparaître, comme par enchantement (du vaporware), dans l'instant qui suit les contorsions de leur élimination. Selon moi, il n'y a rien de mieux pour briser l'intensité de l'action et renvoyer le tout dans les annales du pathétique (j'exagère à peine).
Avec Blood II, il fallait croire que nous étions placés sous le signe des grands maîtres puisque les dépouilles ainsi que les traces du combat (éclaboussures de sang, éclats divers et empreintes de balles sur les parois) demeuraient visibles, partiellement ou en totalité. Dans l'ensemble, cette persitance, outre la tension qu'elle préservait, se révélait largement suffisante pour permettre au joueur de savoir s'il était déjà passé ou pas dans une zone spécifique du niveau.
Détail amusant: le rappel d'une sauvegarde effectuée sur les lieux d'une échauffourée voyaitt réapparaître les dépouilles un rien au dessus de la surface du sol sur lequel elles se vautraient ensuite mollement. Cette particularité était sans doute due aux suites de calculs effectués par le moteur du jeu et ceci expliquait sans doute les critiques de l'époque à l'encontre de sa lenteur. Lenteur qui n'a plus cours aujourd'hui même sur du matériel aussi caduque qu'un AMD Athlon 2400+.
Mais honnêtement, le principe demeure bluffant.
Dans les combats, qui faisaient l'essentiel du jeu, les streums (ou adversaires administrés par l'IA du soft) n'étaient pas d'une pugnacité affolante. Les zélateurs militarisés n'essayaient même pas de se protéger derrière un quelconque obstacle. Ils bougeaient, certes, mais avaient plutôt tendance à bien se montrer afin d'avoir le héros en ligne de mire. Car lorsqu'ils l'avaient, les tirs ne manquaient jamais leur cible et les points de santé ou d'armure dégringolaient à grande vitesse. Sans doute que ceci compensait cela. Cette pugnacité restait loin de ce que proposait l'agressivite de l'IA implémentée dans Half-Life pour ce qui concernait les militaires, notamment.
Quant aux monstres en tous genres et puisqu'il est hypothétique d'en présumer les véritables réactions, c'était le "moi vois toi, moi tue toi" qui primait sur tout le reste avec en plus une résistance pouvant friser l'immortalité. Certains monstres se perchaient sur la tête du personnage afin de le taillader à grands coups de griffes. Cette particularité imposait parfois des angles de tir atypiques ainsi que des sensations d'aversion renforcées (imaginez qu'ils soient subitement pris d'un besoin pressant).
Dans l'ensemble, c'était tout de même chaud sous les bras et la sauvegarde devait être pratiquée à profusion pour espérer progresser graduellement.
Blood II était servi par de très bonnes ambiances musicales au point que je regrette qu'elles ne fussent pas pareilles au format que proposait Blood premier du nom avec ses pistes audio de haute qualité. Ici, les musiques étaient intégrées au jeu sous forme de fichiers et ne pouvaient, dès lors, être appréciées ailleurs qu'en cours de partie.
Blood II était parcouru de petits dialogues destinés à soutenir la toile de fond comme principal objectif de l'aventure. Malheureusement aucune traduction ni sous-titrage n'avait été envisagés, ce qui, pour tout anglophobe, replaçait le titre au même niveau littéraire que son prédécesseur (avec pour seul idiome commun, le fracas du carnage).
Par contre, les concepteurs du jeu avaient fait un effort violent sur la nature de certains dialogues en intégrant une série d'invectives bien senties émises par les streums à l'intention du personnage principal.
Etait-ce réellement utile ? Je n'en sais trop rien. Toujours est-il que Blood II n'était pas à mettre entre entre toutes les oreilles et que, de ce fait, on comprend mieux qu'il ne fut pas traduit en langue française pour des raisons qui (judicieusement) s'expliquent ainsi.
Mais cette carence ne prive en rien le plaisir de retrouver un Blood II tel qu'il avait été entrepris il y a quelques années de cela.
Ne serait-ce que pour retrouver la façon dont on concevait la représentativité dans les Firt Person Shooting de cette époque.

La boîte et son contenu :
Je ne possède pas la boîte originale de Blood II mais bien sa réédition dans une série budget intitulée Best Of. Cette dernière a été commercialisée, en son temps, par Infogrames. Cette série budget ne reprenait que quelques titres seulement (que ce soit des titres déjà présents dans le catalogue Infogrames ou pas) et ceux-ci furent conditionnés tant en boîte cartonnée qu'en boîtier DVD.
Heureusement pour moi, Blood II connut les honneurs de la réédition en boîte cartonnée. Les choix de Infogrames, concernant l'éventail de sa gamme budget, furent pertinents et la qualité ludique était, à chaque fois, au rendez-vous.
Par contre, je suis incapable de me rappeler avec précision où et quand j'ai pu faire l'acquisition de Blood II. Une chose est certaine: cette boîte a été achetée à l'état neuf et sans doute au prix plein de la série budget de l'époque (l'équivalant de 15 €). J'écarte la possibilité de l'avoir découverte sur l'une ou l'autre brocante où l'abscence de vétusté, en matière de boîte cartonnée et de jeu vidéo, me laisse généralement un souvenir impérissable, tant cette caractéristique est inaccoutumée en ces lieux.
La boîte de Blood II, dans son édition Best Of, se distingue par une parure dont la tonalité générale s'oriente vers le gris/argent métallique strié verticalement (décoration très classe).
Cette boîte est assemblée dans un carton rigide d'excellente facture. Elle est composée d'une base et d'un couvercle qui s'emboîtent harmonieusement et ses dimensions sont standardisées. Du classique mais du bon goût et de la qualité pour ce qui n'était, au final, qu'une gamme budget de plus.
La face avant de la boîte affiche la couverture d'origine mais sous un format réduit. Par contre, la face arrière est identique à l'édition d'origine.
Le contenu en est principalement le CD-ROM du jeu qui a été complété par le manuel au format pdf (la grande maladie qui sévit aujourd'hui sur bon nombre de jeux neufs). Ne comportant que quelques pages (15) le manuel avait été imprimé et ajouté à la boîte qui offre plus qu'il ne faut de place pour pouvoir le contenir.
J'ai bien évidemment ajouté cette boîte à celles qui résident désormais dans la bibliothèque que je réserve exclusivement à la conservation de ma petite collection personnelle. Elle y est en bonne place et prête à prendre dans le cas où le besoin se ferait sentir. C'est le cas aujourd'hui car voilà l'occasion de remettre Blood II en activité pour les besoins de cet article. Je dois avouer que, pour des motifs divers, cela n'avait plus été le cas depuis bien longtemps maintenant. Je ne suis franchement pas embêté que l'occasion se présente enfin car, après un tout récent retour aux sources sur Blood premier du nom, il me tardait de retracer ce que réservait sa suite.
Dans la foulée d'une reprise pleine de fraîcheur offerte par un jeu (Blood) qui se complaît essentiellement sous DOSbox et qui peut donc toujours se savourer aujourd'hui, voilà qui ne m'a pas franchement déçu. Blood II complète parfaitement une lignée qui s'arrêtera d'ailleurs avec ce dernier.
A notre grand regret.

Et aujourd'hui ?
1999 nous renvoit à l'époque où Windows 98 régnait en maître absolu sur le grand monde du jeu vidéo dédié PC. Rien d'anormal, dès lors, à constater que c'est pour ce seul système d'exploitation (95/98) qu'avait été conçu Blood II. Dès lors, il ne faudrait pas s'étonner aller au devant de certaines mésaventures à vouloir installer ce jeu sur nos rutilantes machines contemporaines.
Pour ma part, c'est sur un vénérable AMD Athlon 2400+ que le jeu se trouve maintenant résidant officiel.
L'installation proprement dite ne m'a posé aucun problème à l'exception du fait qu'aucun groupe n'a été créé dans la liste des programmes alors que cela est prévu lors du processus d'installation.
Pas d'inquiétude, j'en ai vu d'autres (et des bien pires) dans ma vie de retrogamer.
Et comme le prétend l'adage: l'Explorateur Windows est mon ami et va me permettre de générer mon petit menu perso à moi.
J'aurais pu, tout comme en ce qui concernait Shogo, installer Blood II sur mon Pentium III 533 Mhz dont je sais qu'il supportait parfaitement le moteur graphique développé par Monolith (son fameux LithTech Engine) mais j'ai choisi la difficulté et la prise de tête tant redoutée par beaucoup, si j'en crois les implorations postées sur les forums d'assistance.
Et bien, j'en aurai eu pour mon argent !
Avant tout, il est une chose importante à souligner: le dit LithTech Engine assure une gestion tant matérielle (accélération graphique ou rendu 3D) que logicielle de l'image. Seul son mode logiciel (hors accélération graphique) fonctionne sans coup férir et ses différentes résolutions d'images permettent une qualité visuelle honorable, sans plus. Il est à réserver dans le cas (probable) où l'accélération graphique poserait l'un ou l'autre souci insurmontable.
Pour le vérifier, je lance le jeu dans son mode par défaut (accélération graphique 3D). Le panneau de configuration apparaît mais je n'y apporte aucune modification notable hormis le choix d'une carte graphique ATI relevée dans une liste de périphériques obsolètes et parce que la machine sur laquelle le jeu est installé a précisément une carte graphique accélératrice provenant du fondeur ATI.
Seulement pour voir...
Et là, surprise: le menu du jeu ne s'affiche pas à l'écran.
J'ai le son mais je ne vois rien !
Avouez que c'est plutôt embarrassant pour la suite.
En fait et pour le vieux briscard du jeu vidéo que je suis, ce n'est pas réellement une surprise (même pas peur, donc). Cette anomalie avait déjà été répertoriée sous Shogo. Relisez l'article à ce sujet (toujours sans vous commander, bien entendu) et vous verrez que ce souci se règle via deux solutions:
  • La première consiste à enfoncer la touche [PrtScr] (print screen) en permanence pour voir réapparaitre le menu. Cela permet, au plus simple, de se mouvoir normalement dans les options du menu malgré le scintillement résultant de la manoeuvre.
  • La seconde consiste à activer le triple buffering (fonction proposée dans le panneau de configuration affiché en préambule au lancement du jeu - voir la capture d'écran à droite). Dans ce cas, le menu devrait s'afficher convenablement.
Tout comme pour ce qu'il en avait été avec Shogo, je suis passé directement au point 2 et les choses sont revenues instantanément dans l'ordre. Avec le triple buffering activé (une coche dans la case ad-hoc et roulez jeunesse !), le jeu démarre en affichant le générique suivi du menu dans lequel je peux folâtrer à volonté.
J'ai aussi lu sur certains forums, dont je tairai les noms par considération envers les auteurs, qu'en modifiant le fichier autoexec.cfg (à éditer avec le Bloc-notes, par exemple) situé dans le répertoire du jeu, puis en y ajoutant la ligne suivante :"MaxFPS 50" (avec une variation de 0 à 60 en fonction du ralentissement souhaîté) avec obligation de remettre cette instruction via la console, (touche %) en cours de partie, on pourrait obtenir le même résultat.
Je suis toutefois étonné qu'à ces mêmes endroits et concernant la disparition du menu, il n'ait jamais été fait mention de l'activation du triple buffering: méthode infiniment plus simple et qui ne doit être appliquée qu'à l'installation du jeu, seulement.
Mais allez savoir avec les jeunes, le pourquoi de ne pas savoir faire simple lorsque l'on peut faire compliqué.
Cela réglé (et dans mons cas, vérifié sur différentes machines), je lance le jeu et débute le premier chapitre. Je constate aussitôt que les mouvements de la souris sont totalement incontrôlables, passant du sol au plafond lors d'un simple battement de cils. Pas de panique: un petit tour par le menu des options (mouse) suivi d'une réduction du positionnement des curseurs de sensibilité et tout redevient normal au point que le contrôle de la souris peut alors se configurer avec une précision diabolique.
Détail intéressant: toutes les options de configuration (à l'exception de celles proposées avant le démarrage du jeu) sont accessibles et modifiables en cours de partie.
On en profitera pour passer par la réaffectation des touches du clavier (keyborad) afin que celui-ci corresponde à l'utilisation qu'on en a dans les jeux actuels. J'aurais aussi voulu régler le niveau de luminosité mais cela ne se réalise pas à travers les options du jeu.
Un petit [Alt+tab] et me revoilà sur le bureau Windows via lequel j'ai à disposition le panneau de configuration de la carte graphique. Je modifie, un chouya, le niveau de luminosité et un nouveau [Alt+tab] me renvoie illico-presto dans le jeu.
Voilà, je suis fin prêt. Let's go vers de nouvelles aventures !
Enfin, pas tout à fait et pas encore tout de suite.
Il faut savoir que lors de sa sortie, Blood II contenait encore quelques imperfections. Il fit l'objet de deux patchs successifs faisant passer le jeu de la version de base 1.0 à la version 2.0 (en ce qui concerne le principal) puis à la version 2.1 (pour les ultimes modifications). Les patchs sont donc à installer dans cet ordre. Cette importante mise à jour revient sur un bon nombre de bugs mineurs et rend le gameplay plus fluide.
Ces deux patchs peuvent être téléchargés sur le site de référence des patchs, à savoir:
http://www.patches-scrolls.de/
Entrez " The Chosen" dans la zone de recherche et vous aurez tout sous la main en 1/4 de seconde.
Cette fois, tout est bon et tout est au top. On devrait obtenir quelque chose d'équivalant sous Windows XP, en activant le mode compatible.
Il manque juste le jeu (me rétorquerez-vous) si d'aventure vous ne le possédez pas.
Et c'est là que c'est dommage.
Car il semble que Blood II fut, un temps, affiché au panthéon de l'abandonware. Mais il semble aussi qu'il ait suivi son Grand frère (Blood) afin d'alimenter les catalogues mercantilisés du jeu vidéo dématérialisé. Seule une version démo (gratuite) court encore les sites bienveillants. Voici une adresse où il est toujours possible de la télécharger:
http://www.abandonware-utopia.com/index.php?page=
telechargement&id=706

Blood II The Chosen était un jeu à classer entre un Sin et un Half Life qui se révélèrent deux très bons first person shooters apparentés à la grande époque. Blood II offrait une excellente aventure en mode solitaire (le mode qui restera son point fort). Une aventure à parcourir dans des niveaux soignés, dynamiques et à la difficulté bien sentie (notamment en ce qui concernait certains obstacles élaborés), le tout à l'aide d'un tout nouveau moteur graphique maison.
Ce LithTech Engine emmenait le joueur bien loin de ce qu'offrait, visuellement, le build Engine (moteur graphique sous licence, utilisé pour Blood premier du nom mais amendé de belle manière par rapport à Duke Nukem 3D pour lequel il avait été conçu).
Pour autant, Blood II renouait-il avec les sensations éprouvées dans Blood premier du nom ?
Malheureusement, non.
Ce n'était pourtant pas faute d'avoir essayé, en faisant référence par touches successives et tout au long des niveaux à son aïeul et à l'univers vidéo-ludique en général. Mais le choix d'une époque post- moderne comme background principal ne restituait plus les atmosphères, l'ambiance et le niveau d'oppression ressentis dans le premier opus. De plus, son moteur graphique, excellent au demeurant, était passablement laborieux (délicat, alambiqué pour le néophyte) à mettre en oeuvre, en fonction de la configuration matérielle sur laquelle il se trouvait.
Blood II n'avait pas de scénario particulièrement étoffé. Tout comme pour son prédécesseur, le principal résidait dans l'élimination totale d'une adversité abondante. Toutefois, les rebondissements de l'aventure pouvaient se révéler surprenants et étayaient la motivation du joueur.
Blood II était-il moins bon pour autant ?
Heureusement, non.
Blood II avait pour lui une ambiance originale, très gore, bien plus gore que ce que proposait Blood premier du nom. Toutefois et à comparer avec ce qui se fait actuellement, tout cela restait bon enfant. Sa sanguinolance était telle qu'elle en devenait caricaturale et laissait très rapidement indifférent le spectateur. Le jeu était construit autour de niveaux au design bien travaillé et servaient une ambiance inimitable, particulièrement prenante.
En matère de background, Blood II aurait sans doute gagné à demeurer sur les traces de son prédécesseur (pour lequel j'ai une légère inclination qui tient à la symbolique de son atmosphère). De plus, si son intelligence artificielle avait été celle qui prévalait dans Half-Life, il en aurait certainement été un formidable challenger. Mais il restera tel qu'il fut conçu: un bon jeu d'action sans défaut rédhibitoire.
Victor Hugo prétendait que, si le futur était une porte, le passé en était la clé et je ne peux qu'être d'accord avec cette réflexion magnifique.
C'était la minute de réflexion sur l'utilité de ma dévotion à la mémoire du jeu vidéo.












































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