KING'S QUEST VIII (MASQUE D'ETERNITE)
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Mai 2015
Données techniques :
Type de jeu: Aventure/action
Version: française intégrale
Conception: Sierra
Autres titres: 3D Ultra Pinball, Casino Deluxe, Codename Iceman, Conquests of Camelot, Cyclone, Fire Hawk, Football Manager, Freddy Pharcas, Gabriel Night 1, 2 & 3, Hunter Hunted, Jones in the Fast Lane, King's Quest du 4 au 7, Laura Bow 1 & 2, Leisure suit Larry 3, 5 à 7, LightHouse, Phantasmagoria 1 & 2, Police Quest 1 à 4, Police Quest Swat, Power Chess, Quest for Glory 1 à 5, Rama, Rise & Rule of the ancien Empire, Shivers, Swat 3, Torin's Passage
Distribution: Sierra
Sortie: décembre 1998
Configuration minimum: Pentium III
Système d'exploitation: Windows 98, Windows XP
Accélération graphique: DirectDraw, 3Dfx et Direct3D
Un seul joueur

L'histoire du jeu :
Ohé, les jeunes gamers !
Vous qui ingurgitez du ludisme multijoué, persistant et sans modération, les studios de développement Sierra Entertainment, ça vous dit encore quelque chose ?
Non, inutile de vous documenter sur la toile avant de répondre par l'affirmative car le contraire me semble bien plus probable, en tous les cas pour un bon nombre d'entre vous.
Sierra aura fait les beaux jours de la gente ludique en livrant dans la dernière décennie du précédent millénaire et sous son label, une succession particulièrement impressionnante de jeux vidéo destinés au home computer (la consolde à tout faire des grands). Sierra était, entre autres choses, à l'origine de nombreuses séries à succès telles que les Gabriel Knight, les Phantasmagoria, les Leisure Suit Larry, les Space Quest, les Police Quest, les Hero's Quest et les tout aussi célèbres King's Quest dont il sera largement question ici.
On lui devait aussi la conception d'une très éclectique et impressionnante série budget dans laquelle on put retrouver, dans une seconde vie commerciale et à petit prix, les grands succès de la maison mais aussi nombre de réalisations ludiques provenant de différents horizons (comprenez: estampillés auprès d'autres éditeurs lors d'une première ou précédente commercialisation). Sierra publia aussi quelques grands noms du jeu vidéo tels que Half-Life (Valve) ou Homeworld (Relic).
Sierra connu une phase d'expansion pendant laquelle il allait englober un nombre non négligeables de petits studios indépendants.
En 2000, Sierra rejoindra le pôle Vivendi Universal Publishing et connaîtra avec celui-ci une période de vaches maigres. Quatre années plus tard, ce même Vivendi annoncera la fermeture définitive des Studios Sierra, mettant ainsi un terme définitif à l'une des plus grandes légendes du jeu vidéo destiné au home computer.
Voilà pour la petite histoire.
La saga des King's Quest fut parmi les plus fécondes séries élaborées par la maison Sierra. Pensez donc: entre 1984 et 1998, huit épisodes jalonnèrent l'histoire de cet éditeur. Jusqu'au septième épisode, le point et clic fut la norme en matière d'interaction. Au grand dam des aficionados louangeant cette formule conventionnelle, le huitième épisode fut prétexte au changement de cap complet avec le passage de la 2D à la 3D dans le jeu vidéo et la survenue d'une toute autre orientation interactive. Par la même occasion, la série passait du dessin animé parcouru linéairement au graphisme accompli, socle du jeu d'aventure/rôle ouvert, agrémenté d'actions à la première ou à la troisième personne.
Au box-office des éloges, il est à noter que King's Quest - Masque d'Eternité (ou encore King's Quest 8 pour les habitués de l'aventure au virtuel) bénéficiait d'une excellente construction scénaristique en matière d'intrigues, dont la fondatrice de la maison mère, Roberta Williams, avait le secret.
Sa contribution aux jeux d'aventure fut à l'origine d'une renommée incontestable. Mme Williams est considérée comme une pionnière du conte interactif. Ses talents créatifs en la matière lui ont permis d'innover dans les domaines de la charade et de l'énigme appliquées au game design vidéo ludique.
Le pouvoir d'immersion et l'intelligence des scénarios font des jeux conçus par Roberta Williams des aventures riches en émotions et de ce fait, unanimement inoubliables. On peut la considérer comme une artiste qui aura sans cesse repoussé l'expérience de jeu, en la rendant chaque fois plus authentique (au sens conceptuel du terme), plus vivant, plus attachant et atypique.
Comme qui dirait: une marque indélébile.
Misogynie oblige: c'est pas aujourd'hui qu'on pourrait voir pareille chose, dans un univers vidéo-ludique cultivant plutôt la virilité que l'altruisme, n'est-ce pas ?
Je suis d'accord.
Reprenant le thème de la série, King's Quest 8 mettait en scène un valeureux chevalier affrontant seul les forces du mal afin de délivrer sa mie et l'ensemble des habitants du bon royaume de Daventry, tous transformés en statues de pierre par je ne sais quel sort maléfique. Notez que ce n'est pas la première fois, allez. Cela faisait déjà sept épisodes que Daventry était la cible de multiples attaques en tous genres.
Avec King's Quest 8, la série prenait un autre cape et offrait au joueur solitaire (car King's Quest faisait partie de cette catégorie) une authentique aventure parsemée de rôlisme telle qu'on pouvait alors le découvrir dans le premier épisode de Lands of Lore. C'était ce genre d'aventure qui tenait le joueur en haleine tout au long du parcours avec une série d'énigmes ingénieuses enclavées dans la logique d'une trame narrative relevant d'un scénario non linéaire dont la durée de vie était singulièrement conséquente (comparativement à ce que nous connaissons actuellement en matière de jeux vidéo).
Loin des rébus farfelus dont l'illogisme faisait la règle dans certaines productions, garantissant un allongement artificiel de la durée de vie, King's Quest 8 affichait des énigmes cohérentes se cantonnant et trouvant leur résolution dans les mondes où elles étaient évoquées. De plus, aucunes d'entre-elles n'empêchaient de poursuivre l'aventure dans un autre monde tout comme rien n'empêchait de passer d'un monde à l'autre et revenir sur une énigme non résolue. Cet agencement était la marque de Mme Roberta Williams qui avait échafaudé le scénario du huitième opus et dernier opus de la série.
Attention: je vais pitcher !
Dans cet épisode, le héros principal, qui se nommait Connor, allait devoir affronter seul une tripotée de monstres (attention: cela n'avait rien à voir avec les carnages comme on avait pu en connaître dans Diablo), résoudre une quantité d'énigmes et de rébus (pas de démesure dans ce domaine, non plus) pour retrouver quatre des cinq morceaux d'un masque afin de rendre la liberté aux gens habitant le royaume de Daventry, tous touchés par un malédiction qui les laissaient pétrifiés. Pour cela, il avait à parcourir sept de vastes contrées. Dans chaque contrée, il allait affronter les monstres venus avec la malédiction en question. Les combats allaient lui permettre de renforcer ses aptitudes guerrières et récupérer un tas d'items (or, fioles de santé, objets divers et/ou magiques). Cela fait (quoiqu'il ne s'agissait pas d'une priorité absolue mais autant commencer par là), le joueur pouvait alors se livrer à l'aise à la partie aventure du jeu et résoudre les énigmes rencontrées. Discussion, exploration et réflexion, voilà ce qu'il fallait alors pratiquer pour progresser dans le jeu et ces deux éléments (action/aventure combinés) n'étaient absolument pas dénués d'agréments d'autant plus que certains éléments de rôlisme venaient s'implémenter sur tout cela.
Fini le pitch.
Alors: le King's Quest - Masque d'Eternité, comment ça marche ?...
C'est très simple !
Pour le vérifier à l'occasion de cet article, j'ai remis King's Quest 8 sur le métier. J'avais déjà pu le constater il y a bien longtemps, à l'époque où le jeu était entré en ma possession. Mais comme le temps altère les souvenirs, il me fallait le constater derechef.
L'aventure démarre sobrement. Avec rien dans les mains et rien dans les poches, le héros, incané par le joueur, inspecte les lieus jusqu'à dénicher une arme et obtenir la carte magique du monde affichant le parcours à mesure qu'il était découvert. Cette carte est un élément important pour l'orientation, tout autant que le personnage qui la transmet. Car celui-ci détient la clé du passage vers les autres univers du jeu.
Mais pour l'obtenir il va falloir batailler un peu et résoudre l'une ou l'autre petite énigme qui annonce une suite prometteuse.
Rien n'avancera sérieusement sans pratiquer la sauvegarde à profusion.
Je n'installe pas les jeux de cette époque sur une machine de compétition du genre à celle qui fait tourner au maximum de ses capacités le plus récent et le plus gourmand des jeux vidéo en date.
Oh que non !
Et je le pourrais que je ne le voudrais pas, côté prise de conscience face au consumérisme ambiant (vous savez ce que c'est: ne pas succomber au bonheur de gaspiller, tout ça).
Par contre je préfère, et de loin, conserver (entretenir, bichonner) l'une ou l'autre machine me garantissant un fonctionnement sans faille de mes jeux préférés génération vintage. Et plus ça va, plus cette conception de la préservation s'avère inéluctable.
Ainsi, c'est sur une ordinateur initialement destiné aux traveaux de bureautique (Fujitsu pentium IV - 3 Ghz - Windows XPpro), fruit d'un rachat en sortie de leasing reconditionné par votre serviteur en machine à tout faire - excellant dans le rôle qui est maintenant dévolu - que fut installé, sans coup férir, King's Quest 8 agrémenté de son correctif officiel.
Et tout cela afin de retrouver les sensations d'antan.
Côté manœuvrabilité, il n'y avait rien de spécial à constater concernant un soft de cette époque. Connor se maitrisait facilement via les touches fléchées. Pas de déplacements/mouvements métaphysiques à la sauce Tomb Raider. Et si Les touches par défaut ne convenaient pas, on pouvait toutes les paramétrer à sa guise, d'autant plus facilement que le nombre de touches utilisées étaient restreint. Le menu de l'inventaire l'était tout autant (restreint). Celui-ci était réduit à deux bandeaux (au-dessus et en dessous de l'écran) pouvant aisément se masquer. Par défaut, le héros était visualisé à la troisième personne mais une vue à la première personne (façon FPS) était aussi disponible quoique moins plaisante, selon moi. Dans l'ensemble, la maîtrise des commandes du jeu restait bien plus simple que ce qu'on pouvait observer dans certains jeux contemporains (à l'exception des FPS, sans doute). Le déplacement à la troisième personne était accompagné par une caméra de poursuite, orientable dans tous les sens autour du personnage. Celle-ci retrouvait une place de prédilection (vue avant et derrière le perso) lorsque la course du héros reprenait.
Le combat n'était pas la partie la plus fondamentale du jeu et les mouvements autorisés étaient relativement limités mais suffisants pour les mener commodément et en sortir victorieux avec un rien de jugeote (oublions le rentre-dedans qui n'avait pas sa place ici).
C'était tout naturellement le côté aventure de King's Quest 8 qui tirait son épingle du jeu. Celui-ci était particulièrement prenant. Il entrainait le joueur dans un royaume abandonné par ses administrés transformés instantanément en statues de pierre. L'histoire qui se déroulait au fil des péripéties du héros était captivante et on était entrainé à sa suite dans la révélation de son cheminement. Le joueur n'était jamais laissé à lui-même car tout ce qu'il découvrait ou récupérait de significatif dans l'aventure servait à le faire progresser. Les dialogues avec divers personnages rencontrés servaient aussi à le mettre sur la bonne voie. On se laissait réellement emporter avec plaisir dans les méandres d'une quête singulière qui ne laissait pas de glace et surtout qui ne décourageait pas face à trop de mystères indémêlables.
King's Quest 8 avait été de ces jeux au scénario échafaudé par une spécialiste du scénario d'aventure comme sans doute on n'en fera plus. Quoique peu nombreux, les dialogues n'en étaient point moins intéressant et regorgeaient d'informations pertinentes permettant au joueur de suivre le fil de l'aventure dans les actions à réaliser.
L'univers musical du jeu avait été composé avec grand soin et maintenait à bout de bras l'atmosphère angoissante et persistante d'un univers flétri, asséché et dégarni de présence amicale. Les bruits d'ambiance, clameurs, grognements, cris et tout ce qui faisait partie de l'environnement rendaient encore plus pesant le climat bien particulier que dégageait King's Quest 8. De ce côté, il n'y avait rien à constater de fâcheux.
Outre le fait que King's Quest 8 rompait totalement avec les précédents épisodes de la série, en passant au genre aventure/action, (indisposant ainsi les disciples du pointe et clic), le grand reproche fait en son temps concernait son moteur graphique, considéré alors (c'est-à-dire au moment de la commercialisation du jeu) comme totalement dépassé. On lui reprochait entre autres choses et avec raison, les temps d'attente lors des chargements de sauvegardes (époque du pentium 200 & compagnie) et surtout sa médiocrité visuelle lorsqu'on le comparait à ses contemporains.
A décharge, King's Quest - Masque d'Eternité n'était en rien le huitième épisode de la série. Cette absence de numérotation entérinait d'ailleurs une rupture intentionnelle d'avec les précédents épisodes. Lui reprocher son manque de continuité était donc hors de propos bien qu'elle fut regrettée par beaucoup.
Avec des machines plus performantes (pentium IV et consort), le premier reproche (la lenteur du chargement) n'a vraiment plus lieu d'être. Quant au second et pour les retrogamers que nous sommes, il offre maintenant tous les aspects d'une nostalgie parfaitement placardée tant nous savons savourer des jeux bien plus anciens et souvent visuellement plus indigents encore, pour autant qu'ils soient attractifs.
Car mesdames messieurs et si je puis me permettre cette liberté de pensée, nous avons des critères d'évaluation tout autres !
Pour une fois qu'on se retrouve en face d'un jeu dont l'aspect visuel est largement dépassé par l'intelligence constructive des intrigues, offrant ainsi au jeu une identité forte et inspirée via la noblesse de sa quête principale, nous aurions tort de faire la fine bouche.
Et puis il n'a jamais été dans mes habitudes d'évaluer les mérites d'un jeu à travers l'esthétique de ses graphismes. J'en viendrais plutôt à constater que ces derniers ont avantageusement contrebalancés le manque de fantaisie créative relevé dans bon nombre de réalisations récentes.
Ce qui explique amplement l'intérêt exclusif que je porte à la grande époque des jeux vidéo en boîtes cartonnées (que je dis).
Oh oui oui OUI: que je l'aime ce jeu !!!

La boîte et son contenu :
En l'an de grâce 1998, nous étions encore en pleine période faste en matière de jeux vidéo et de boîtes cartonnées servant, avec un inexprimable bonheur qu'il m'est impossible de réprimer, d'emballage à forte valeur ajoutée.
Le packaging attractif par excellence, si vous voulez.
King's Quest 8 fut initialement commercialisé dans ce format. Il connut ensuite une première réédition, toujours cartonnée, dans les débuts de la série budget (baptisée "Originals" - voir couverure en annexe) réalisée par la maison Sierra.
Malheureusement, je ne possède aucun de ces deux conditionnements.
J'ai découvert King's Quest 8 dans une autre série budget qui a eu le mérite d'exister puisqu'elle m'a notamment permis de découvrir Diablo premier du nom dans sa version commerciale (en plus de la copie de sécurité prêtée aimablement par une connaissance du moment). Cette série budget connu aussi deux types de conditionnement mais King's Quest 8 fut trouvé dans le second: le boîtier polystyrénisé au format DVD.
En aparté, je vous accorde que le boîtier DVD se révèle plus solide que la boîte cartonnée et donc devrait profiter d'une longévité étendue mais ce qui est fragile accumule plus de valeur au fil du temps qui passe, lorsqu'on lui accorde l'attention nécessaire.
D'où mon affection prononcée pour l'emballage catonné.
La série budget intitulée "Back to Games" était éditée par Pointsoft. Cette gamme reprenait quelques grandes pointures du jeu vidéo pour home computer.
Pour la petite histoire, Pointsoft Interactive était une entreprise française (Lilloise, pour être précis) filiale de Goto Software, fondée en 1993, spécialisée dans la distribution et la réédition de CD-ROM multimédias (jeux vidéo) et de logiciels grand public à petits prix. Elle disparut en 2005.
Le boîtier DVD contenant King's Quest - Masque d'Eternité fut acquis il y a bien longtemps de cela, à une époque où mes pérégrinations sur diverses brocantes locales m'en voyait revenir les bras chargés de découvertes ludiques (jeux PC uniquement) toutes plus intéressantes les unes que les autres. Je n'ai pas de souvenirs précis concernant la découverte de King Quest 8, en particulier mais de ce fait, je suppose qu'il faisait partie d'un lot ou l'autre négocié en vrac pour un prix de liquidation. J'ai même le sentiment que sur le moment de sa découverte, la portée d'un jeu tel que King's Quest 8 ne me soit complètement passé par-dessus la tête.
D'où l'absence d'évocation précise à ce propos.
Qui dit série budget dit produits rationnalisés. Ici, on n'aurait pu mieux faire. Seule la jaquette de boîtier DVD est remarquable puisqu'elle rappelle en façade, la somptueuse couverture de la boîte cartonnée originale présentée cette fois en format réduit. Quant à la face arrière de la jaquette, elle retrace en deux ou trois images quelques passages du jeu. Le texte qui s'y trouve est bilingue français/néerlandais, démontrant que ce produit était prioritairement destiné au marché belge. La documentation du jeu (le manuel) est fournie, en plusieurs langues, au format pdf et inséré sur la galette. A l'origine, ce manuel se composait d'une quarantaine de pages.
On y trouve encore un petit dépliant publicitaire concernant les produits ludiques commercialisés par l'éditeur.
Le tout est complété par une seconde galette contenant un ensemble de manuels d'utilisation, au format pdf, relevant de la série Pointsoft mais sans rapport avec le présent jeu et à ceci près qu'ils sont tous en langue anglaise.
Je ne comprends pas bien cette présence hétéroclite.
Ainsi se termine l'inventaire du boîtier DVD dont la découverte tant inopinée que providentielle m'aura tout de même permis de rencontrer un titre surprenant sur bien des points et dont l'originalité ne fait aucun doute.
King's Quest - Masque d'Eternité est, depuis son acquisition, rangé sur l'étagère que je réserve à ses semblables. Parmi tous ces coffrets plastifiés se trouve un nombre non négligeable de rééditions en séries budgets ou autres, reprenant des titres de la grande époque qui, pour certains, n'ont pas eu le avantage d'être découverts par votre serviteur lorsqu'ils étaient commercialisés en boîtes cartonnées.
Il n'y pas dit que, pour l'intérêt que je leur porte, ceux-ci se retrouvent un jour disséqués dans les présentes pages, afin d'en prolonger le souvenir.

Et aujourd'hui ?
Lorsque comme tout bon retrogamer qui se respecte, on a eu la chance de détenir un PC sur lequel trottinait toujours Windows XP et qu'on a eu la sagesse de ne pas écouter vox populi qui préconisait de s'en séparer dès l'instant où Microsoft en arrêtait la maintenance, tout espoir de faire fonctionner King's Quest 8 devenait réalisable pour autant que l'on possède le soft. Car jusqu'à cette versionde Windows, King's Quest 8 fonctionne parfaitement. Par ailleurs, il faut savoir que le domaine du dématérialisé s'est intéressé à ce titre et a commercialisé une version remise à niveau, supportée par les plateformes matérielles actuelles s'entendant avec les systèmes d'exploitation 64 bits, jusque et y compris la version seven de Windows.
Toutefois, et pour ceux qui ne détiennent que la version originale du jeu, tout ne serait pas encore perdu.
Il semblerait que de nouveaux installateurs pour les jeux Sierra (et notamment pour la série des King's Quest) aient été mis au point. On peut les trouver à l'adresse suivante :
http://sierrahelp.com/Patches-Updates/NewSierraInstallers.html
Ce correctif inclus le patch 1.3 officiel, le no CD-ROM et un tas de petites autres choses.
N'ayant pas eu besoin de ce dernier (puisqu'en ce qui me concerne, King's Quest 8 est installé sur un pentium IV fonctionnant sous Windows PX pro) je n'ai du expérimenter ses fonctionnalités ni pu vérifier auprès de la communauté si celui-ci convenait parfaitement. Je vous laisse donc le soin de le vérifier par vous-même.
Mais pour ceux qui comme moi peuvent encore profiter des bienfaits de Windows XP, il est par contre indispensable de faire passer le jeu de la version 1.0 (celle du CD-ROM) à la version 1.3 car les améliorations que ce patch apporte sont légions.
Croyez-moi sur parole !
On le trouve notamment à l'adresse suivante :
http://www.sierrahelp.com/Patches-Updates/Patches-Updates-
Games/KingsQuestUpdates.html

Pour aider ceux qui viennent à expérimenter le jeu d'aventure avec King's Quest 8, voici une adresse ou l'on peut lire (sans toutefois en abuser, au risque d'en rompre le charme) la solution détaillée du jeu :
http://christpen.pagesperso-orange.fr/kq8/kq8.htm
Par contre ce qu'on ne trouvera pas sous ma plume c'est le lien vers un King's Quest 8 logé dans les dépôts de l'abandonware francophone car le domaine du dématérialisé s'en est rapidement emparé et commercialise une version remise à niveau supportée par les plateformes matérielles actuelles. Malheureusement et sauf erreur de ma part, seule la version originale est proposée et n'offre pas au francophiles que nous sommes, les privilèges de la version intégralement localisée qui fut distribuée anciennement dans nos belles contrées.
Au-delà de cette opportunité, d'autres solutions sont encore permises y compris celle relevant du familier compréhensif qui consentirait à vous "léguer" une copie de sauvegarde de son support matérialisé (et une dernière volonté, cela ne se refuse pas), puisque le CD-ROM de King's Quest 8 (année 1998, je le rappelle) ne bénéficie pas de la présence pernicieuse d'une quelconque protection logicielle (overburn, laserlock, safedisc, securom, starforce et autres joyeusetés que nous devons au piratage intensif).
Croyez-moi, si une telle opportunité se présentait un jour, vous auriez tors de la repousser.
Pour traverser les âges, le disque optique en polycarbonate intensivement utilisé à la grande époque, malgré tout ce qu'on lui reproche en matière de durée d'existence (ce que je n'ai toujours pas constaté, d'ailleurs), semble la solution la plus appropriée. Le dématérialisé, quant à lui, ne tient qu'à la persitance de son commerce et à un effet de mode.
Si vous avez la chance de mettre la main dessus, goûtez aux saveurs oubliées de la grande aventure avec un King's Quest 8 à la trame remarquablement aboutie, due avant tout au talent reconnu de sa conceptrice.
Il semblerait aussi que madame bonne fortune ait eu vent de ma rhétorique puisque depuis peu, Qing's Quest 8 "Masque d'éternité" se place maintenant sous le patronage de l'abandonware francophone, auprès duquel en peut le récupérer dans sa version localisée et cela sans bourse délier (concept de partage à ce point rarissime qu'il convient de le souligner).
Le jeu et le correctif qui lui va bien sont à télécharger à l'adresse suivante:
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=2078
Voilà une excellente nouvelle que vous devriez mettre à profit au plus tôt.
Malgré les critiques concernant sa réalisation graphique pour le moins anachronique et une pratiquabilité qualifiée de moyenne, King's Quest 8 réussira à accrocher le joueur grâce à la qualité de son scénario et à l'intelligence de ses énigmes rendant l'ensemble captivant, dépassant et de loin ses petites imperfections. Il s'en est fallu d'un rien pour que King's Quest 8 ne devienne un titre de légende dans le domaine du jeu vidéo d'aventure.
Le Masque d'Eternité restera au patrimoine du retrogaming en tant qu'excellent jeu d'aventure, saupoudré de graphismes aux charmes désuets, dont l'exploration demeure une des composantes principales, toujours apprécié des seuls connaisseurs qui se reconnaîtront en lisant ces lignes.












































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