EMPEREUR (LA BATAILLE POUR DUNE)
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Décembre 2016
Données techniques :
Type de jeu: stratégie
Version: française intégrale
Conception: Westwood Studios
Autres titres:Dragon Strike, Alerte Rouge 1 & 2, Blade Runner, Circuit Edge, Command & Conquer (la série), Eye of the Beholder 1 & 2, Nox, Legend of Kyrandia 1, 2, 3, & 4, Lands of Lore 1, 2, 3
Distribution: Electronic Arts
Sortie: juin 2001
Configuration minimum: Pentium III
Système d'exploitation:Windows 98, Windows XP (avec les réserves d'usage)
Accélération graphique: Direct 3D
Mode réseau: coopératif et affrontement de 2 à 8 joueurs

L'histoire du jeu :
Westwood Studios fut fondé par Brett Sperry et Louis Castle en 1985 sous le nom initial de Westwood Associates qui prit son nom définitif après avoir été racheté par Virgin Interactive en 1992.
Ce studio était particulièrement renommé dans le développement du jeu vidéo de stratégie en temps réel et plus accessoirement dans le jeu d'aventure et de rôle. Son nom apparaît dans le Guinness book des records pour avoir commercialisé plus de 10 millions d'exemplaires de son jeu fétiche "Command and Conquer".
Westwood eut aussi quelques autres succès à son actif, comme l'adaptation en jeu vidéo d'aventure de Blade Runner en 1997 (élu meilleur jeu de l'année) et Nox, en 1999.
Le premier opus de Command and Conquer (C&C en acronyme) apparut en 1995 (reportez-vous à l'article que je lui consacre pour en savoir plus). C&C reprenait et enrichissait les concepts du jeu de stratégie déjà implémentés dans Dune 2 (aussi de Westwood) avec un gameplay et une interface graphique affinés. A cela fut alors ajouté des graphismes en 3D isométrique, des cinématiques d'ambiance, une bande son d'anthologie et un support pour le Jeu en réseau.
Command and Conquer disputa le marché du Jeu de stratégie en temps réel avec un autre développeur de renom (Blizzard) qui avec un titre comme Warcraft fut son plus grand rival. Celui-ci rencontra d'ailleurs la réussite que l'on connaît aujourd'hui.
Il en fut malheureusement autrement en ce qui concerne les studios estampillés Westwood.
En 1998, ceux-ci furent rachetés par le grand éditeur Electronic Arts, qui abandonnera définitivement la marque et les studios Westwood en 2003.
Fini Westwood et salut la compagnie (les employés sont congédiés).
Une majorité de ceux-ci se sont ensuite associés pour créér Petroglyph Games qui poursuit actuellement son petit bonhomme de chemin dans la conception de jeux de stratégie en ligne, notamment.
Voilà pour le panégyrique de cet excellent studio de développement que fut Westwood.
A partir de l'instant où il fut converti au format numérique, le jeu de stratégie fut intimement lié à l'univers du home computer.
Ceux qui, comme moi, ont connu Command & Conquer, Starcraft, Dark Colony ou encore Dark Reigh (pour ne citer que ceux-là) se souviendront sûrement de tout le bien qu'avait pensé la communauté des joueurs de ce fabuleux jeu de stratégie que fut Total Annihilation.
Avec l'arrivée de l'affichage en trois dimensions (3D) et des cartes à accélération graphique dans les jeux de stratégie temps réel, peu d'éditeurs ont résisté à l'envie de nous proposer de nouvelles moutures répondant aux goûts du jour. Warzone 2100 était un de ceux-là et était aussi parmi les premiers.
Westwood fut un de ces éditeurs remettant plusieurs fois un titre emblématique au goût du jour.
Empereur - La Bataille pour Dune est une reprise de Dune 2000 et se base, une nouvelle fois, sur l'univers imaginé par Frank Herbert: Dune.
Dune: récit d'anticipation porté au cinéma en 1984 dans une réalisation devenue culte depuis lors et qui, c'est un véritable scoop, devrait faire l'objet d'une nouvelle tentative d'adaptation en 2017.
Westwood reprenait donc ce thème mais avec un produit ludique se démarquant de ses précédentes réalisations par une splendide interface de jeu entièrement réalisée en 3D, le tout en utilisant toujours les principes fonctionnels de "Command & Conquer".
Command & Conquer a été LE jeu de stratégie qui fit la renommée de cet éditeur.
Bien que cette mouture réaménagée de Command & Conquer transposé dans l'univers de Dune fût critiquée par beaucoup pour son manque d'innovations, les aficionados de l'estampille Westwood apprécièrent à sa juste valeur cette conversion qui permettait de se plonger dans l'univers de Dune en y retrouvant de nombreux éléments caractéristiques mis en valeur avec félicité dans un jeu de stratégie dont la prise en main se révélait, encore une fois, d'une simplicité déconcertante.
Empereur - La Bataille pour Dune ne prétendait pas transposer la vision littéraire de Dune issue de l'imagination tourmentée de l'écrivant américain Frank Herbert (publié aux États-Unis en 1965) dont la narration est déjà assez compliquée comme cela (voir ou revoir le film pour comprendre ce qu'était un procédé narratif particulièrement décousu) mais bien d'en extraire les éléments les plus évocateurs et les mettre en scène dans un jeu de stratégie classique.
Un volet narratif était toutefois intégré au mode campagne (joueur seul) dans lequel de nombreuses séquences vidéo retraçaient l'aventure qu'allait parcourir le joueur et qui reliait, de façon parfaitement cohérente, les missions entre-elles.
Je vous fais un petit topo du contexte, inscrit dans l'univers de Dune.
La planète Arrakis (ou Dune, ce qui revient à la même chose) est une immense planète de sable sur laquelle l'eau est une denrée extrêmement rare et où les conditions de vie sont particulièrement dures, seule une peuplade de nomades y réside: les Fremen. Arrakis recèle une substance extrêmement précieuse, plus précieuse encore que l'or noir: l'épice !
L'épice (ou l'opium des sables) a des propriétés étonnantes comme par exemple de prolonger la vie, de permettre les voyages dans l'espace ou encore de voir l'avenir.
Vous pensez bien qu'avec de telles propriétés, l'épice fait l'objet de convoitises féroces entre les factions qui ont le pouvoir de l'exploiter. Trois factions provenant d'autres planètes se disputent le marché pour en avoir l'exclusivité. Les Atréides, les Harkonnen et les Ordos.
Sur Arrakis, cela se passe un peu comme sur la terre: la victoire économique se remporte toujours en faisant la guerre. Guerre économique ou militaire, il n'y a pas réellement de différence pour les victimes: pour emporter le gros lot, il faut écraser le rival en lui marchant dessus. Sur Arrakis, cela peut, en plus, se faire sous le regard compatissant et les règles établies par l'Empereur (les conventions de Genève du moment).
Et que le meilleur gagne ! C'est pas plus compliqué que ça.
C'était devenu une habitude chez Weswood, leur jeu de stratégie offrait la possibilité d'exploiter chaque parti en présence (ici: trois factions) par l'entremise d'un support matériel individualisé. Cela explique que Empereur - La Bataille pour Dune fut commercialisé sur quatre CD-ROM: un pour l'installation du jeu et les trois autres contenant chacun une faction distincte.
La grand innovation concernant l'interface du jeu était que maintenant la simulation s'affichait enfin en 3D plutôt qu'en hysométrique. C'était plus beau mais pas forcément plus adapté à ce type de jeu. On pouvait tournoyer autour de la vue comme on voulait et la carte, schématisée dans le menu des commandes, suivait comme un seul homme. On pouvait aussi zoomer et dézoomer afin de retrouver une vue hysométrique habituelle.
Le seul reproche formulé à l'encontre du zoom était qu'il ne descendait pas assez bas sur l'horizon pour donner au joueur la sensation de pénétrer dans l'univers du jeu comme le proposait Ground Control (un RTS contemporain), par exemple. Mais à mon avis, cela restait tout de même anecdotique car en cours de partie le joueur avait d'autres chats à fouetter que contempler le paysage.
Le menu des commandes (dont il était question plus haut) devenait maintenant partiellement transparent grâce à l'utilisation de l'accélération graphique mais, ses fonctionnalités principales se situaient dans les limites de ce qu'elles avaient toujours été.
Par contre l'arbre technologique semblait en être resté à la portion congrue avec quelques mises à niveau via l'un ou l'autre bâtiment. Sans doute, le but visé était de se positionner en tant que jeu de stratégie à orientation "grand public", ce qui explique le panel de possibilités que celui-ci proposait.
Le but principal du jeu est de contrôler l'épice (seule et unique ressource du jeu).
Pour cela le joueur doit développer et faire évoluer sa base en construisant des bâtiments avec les crédits mis à sa disposition. Les constructions ne peuvent être érigées que sur un terrain rocheux. Les zones sablonneuses renfermaient plutôt l'épice mais d'autres surprises parfois moins agréables.
L'épice récoltée est automatiquement transformée en crédits.
La base peut être protégée/défendue avec des tourelles et murs de protection, de l'infanterie et des engins de combat divers. J'aime autant vous dire que les crédits filent vite lorsque l'on consolide sa citadelle.
Fallait-il toujours douiller pour recruter de la bleusaille ?
Pas forcément...
Un bâtiment atypique était apparu dans Empereur - La Bataille pour Dune: le startport. Un peu cher à produire mais ce bâtiment permet de se faire livrer des unités au petit bonheur la chance. Une manière aléatoire mais novatrice de s'assurer automatiquement un peu d'approvisionnement.
Mais Empereur - La Bataille pour Dune c'est pas Sim City. L'ennemi se renforce tout autant et guette le moment propice pour passer à l'attaque ! La présence d'espions près de la base en est un signe avant-coureur.
On allait pas tarder à en découdre, c'est certain !
Et tout cela était soutenu par une ambiance musicale excellente (comme toujours, en ce qui concernait les productions Westwood).
Empereur - La Bataille pour Dune n'offrait pas de grandes innovations par rapport à son prédécesseur mais certains éléments étaient particulièrement bien vus.
Les waypoints par exemple.
Les waypoints permettent de planifier un itinéraire dont les points de passage sont symbolisés par des drapeaux bleus reliés entre eux par un tracé. Dans nombre de jeux de stratégie, le parcours prédéfini est établi à partir d'une unité quelconque. Ici c'est carrément l'inverse et l'idée se révèle excellente !
Dans Empereur - La Bataille pour Dune, on établit préalablement un itinéraire (un cheminement autour de la base du point 1 au point 12, par exemple) ensuite seulement on y attache autant d'unités que désiré et cela à partir de n'importe quel point de passage. Voilà de quoi assurer rapidement une surveillance efficace des abords du camp. Stratégie de défense assurée !
Je vous raconte pas les quelques autres petites particularités qui, sans franchement renouveler le genre étaient propices au plaisir du jeu. Et c'est bien tout ce que demandait le joueur de l'époque, avec, en plus, le plaisir de se retrouver dans l'univers imaginé par Frank Herbert.
Pourtant et bien qu'il ait fait peu parler de lui à sa sortie, Empereur - La Bataille pour Dune fut certainement un des jeux à orientation stratégique, exploitant au mieux la licence du film Dune puisque les nombreuses cinématiques y font largement référence.
Quoiqu'affichées en basse définition ces cinématiques immergeaient le joueur dans les trois campagnes proposées pour le joueur solitaire. Le jeu des acteurs était plutôt bon et ne donnait pas dans la caricature grossière ou outrancière. Si le chanteur Sting n'y était plus présent, on y retrouvait malgré tout quelques artistes de renom tel que Michael Dorn (qui tenait un rôle dans la série Star Trek ou prêtait sa voix au Dr John dans Gabriel Knight premier du nom).
Bien évidemment, un tel jeu de stratégie se devait de posséder un mode réseau à haut potentiel. Ce fut parfaitement le cas avec son multi affrontement-alliance LAN/Internet entre plusieurs joueurs. Les campagnes, habituellement destinées au seul joueur hors ligne, se permettaient même un mode coopératif limité à deux joueurs (conjointement, contre la machine). La palette de paramétrage était suffisamment large pour permettre à tout un chacun d'adapter la difficulté d'une partie à son niveau d'habilité sans avoir à faire face à de la frustration permanente (ma critique principale relative à un autre jeu de stratégie tel que Stacraft).
Avec Empereur - La Bataille pour Dune, Westwood terminait son parcours existentiel avec une réalisation aboutie grâce à une prise en main intuitive.
J'ai toujours appécié l'univers Command & Conquer dans ses différentes variantes (issues du développeur Westwood spécifiquement) et c'est toujours le cas ici avec une transcription vers l'univers de Dune.
Voilà un jeu de stratégie que je considère comme particulièrement réussi et dans lequel je me plonge avec délectation pour entamer des parties dont il faut s'extraire avec force tant elles sont captivantes (oubliez le terme "addictif", trop inadéquat à mon sens).
Les nombreux paramétrages dont le jeu est pourvu le tournent vers une clientèle plus "grand public" que ce qu'offre Starcraft, le bien cité, où la difficulté et le comportement particulièrement agressif de l'IA n'est pas modifiable, privilégiant ainsi le jeu en réseau au détriment de l'affrontement équilibré entre le joueur et la machine. Avec Starcraft, seules les campagnes bénéficient d'une gradation dans une pénibilité qui vire rapidement à l'inabordable pour le non initié.
Empereur - La Bataille pour Dune permettait d'apprécier, à sa juste valeur, le monde de la stratégie métamorphosée en jeu vidéo lorsque celui-ci se destinait avantageusement au domaine du home computer.

La boîte et son contenu :
Les deux précédents épisodes de Dune, développés par Westwood, eurent encore l'insigne honneur d'être recouverts d'une belle et élégante boîte cartonnée. Normal me rétorquerez-vous puisque ces titres remontent respectivement aux années 1992 et 1998, période faste durant laquelle le client était véritablement chouchouté par d'opulents packagings allouant au produit une âme que le commerce du dématérialisé s'est empressé de faire oublier.
Et l'oubli c'est justement cette chose contre laquelle je m'élève depuis plus de dix ans maintenant, en perpétuant le souvenir dans ces pages.
Par anticonformisme, certainement.
Bref et c'est là où je voulais en venir: Empereur - La Bataille pour Dune n'entre plus dans cette catégorie de package luxuriant. Commercialisé en 2001, à une époque de transition entre carton et plastique d'emballage au format minimaliste, il ne connut que le seul boîtier DVD.
Pourtant son substrat était loin d'être modeste. Quatre CD-ROM composaient l'ensemble du produit. Le premier CD-ROM était destiné à la seule installation du jeu et les trois autres étaient dédié à chacune des factions constituant l'essence de l'univers de Dune.
Si cela n'était pas de taille à remplir un beau coffret cartonné, alors je ne sais pas ce qui aurait pu faire mieux !
D'autant que le manuel qui complète le tout aurait gagné en visibilité à être d'un format supérieur à celui qui réside dans le coffret DVD actuel. Et pourquoi pas: à être un peu plus étoffé en matière d'enseignement stratégique, d'arbres de compétences et tout ça.
C'est là une vision idyllique qui ne doit toutefois pas cacher le fait que Empereur - La Bataille pour Dune était tout de même livré parfaitement abouti et matériellement complet (ce qui devient rare de nos jours).
Pour ce dont je peux me souvenir, la découverte de Empereur - La Bataille pour Dune s'est faite lors de mes pérégrinations en grande surface où mon regard était encore attiré par ce qui restait exposé dans les rayons de plus en plus démunis et réservés aux jeux vidéo pour home computer. Il y a déjà bien longtemps de cela puisqu'actuellement ces mêmes rayons n'offrent plus rien de ce qui pourrait m'intéresser (dans le peu qu'ils puissent encore offrir, d'ailleurs).
Le prix d'ami auquel il était étiqueté m'a certainement poussé à l'acquérir alors que je me réservais encore à dénicher dans le commerce de déstockage l'une ou l'autre boîte cartonnée.
Connaissant la réputation du développeur (Westwood: géniteur du légendaire Command et Conquer), je ne pense pas avoir gambergé longtemps avant de me décider.
Je n'ai jamais eu à le regretter.
La jaquette qui recouvre la pochette DVD est de bonne facture et fait référence, en toile de fond, à son prédécesseur "Dune 2000" avec en arrière-plan ce regard bleuté typique aux hommes des sables de la planète Arrakis. Cette mouture améliorée fait alors penser que l'utilisateur se retrouve devant un Dune 2000 revisité.
C'est en effet le cas et qui plus est, cette revisite fut faite de belle manière.
Ce coffret DVD je me le garde sous la main et le range sur l'étagère d'une bibliothèque consacrée à cet effet. Celle-ci en recèle déjà une bonne quantité. A côté, une autre bibliothèque est entièrement comblée de jeux vidéo en boîtes cartonnées, à un point tel que l'optimisation de son espace laisse peu de place pour de nouvelles recrues.
Quoique sait-on jamais...

Et aujourd'hui ?
Conçu pour fonctionner sous Windows 95/98/2000, Empereur La bataille pour Dune s'installe sous Windows XP dans quasi 100% des cas de configuration.
Je me classe parmi les heureux usagers possédant encore le matériel supportant l'antécédence. Et Windows 98 reste mon ami. Mais pour les besoins de la démonstration, c'est sur une machine (dual Core) sur laquelle réside Windows XP home que j'ai installé Empereur.
C'est déjà pas mal, je trouve. Le système d'exploitation Windows étant la plus grande usine à gaz qui soit, le rétropédalage devient de plus en plus difficile au fil de temps.
Au-dessus de la dite génération 98/XP, je vais dire que c'est plutôt au petit bonheur la chance et que le suspense reste entier.
Toutefois rien n'est perdu !
Pour pouvoir fonctionner sur le plus récent des systèmes d'exploitation de la maison Microsoft, Empereur exige que son installation se fasse en mode compatibilité.
Pour cela, il suffit d'insérer, dans le lecteur CD/DVD, la galette idoine du jeu et d'empêcher l'exécution automatique de l'installation (touche SHIFT enfoncée jusqu'à validation).
L'installation automatique dès lors suspendue, on utilisera l'explorateur de fichiers (Windows+E) pour se positionner sur la racine du CD-ROM où réside le fichier exécutant l'installation.
Celui-ci se nomme "Setup.exe".
On le sélectionne avec un clic droit de la souris.
Toujours avec le bouton droit de la souris, on pour faire appel au menu contextuel afin de sélectionner les "Propriétés" de l'objet. Dans la boîte qui s'ouvre, il reste à activer l'onglet "Compatibilité" puis activer le menu déroulant afin de cocher le mode compatible désiré (normalement: "Windows 2000" devrait faire l'affaire puisque le jeu a notamment été conçu pour cette version de Windows).
On confirme le tout puis on revient sur le fichier "Setup.exe" pour le double-cliquer et exécuter enfin l'installation qui devrait démarrer normalement si le mode compatible est bien celui requis.
A partir de là, il suffit de suivre les instructions apparaissant à l'écran.
L'installation terminée et le test d'exécution effectué, on ajoute le patch 1.9 qui lui fut consacré après sa sortie et qui corrigeait quelques petits défauts de jeunesse.
Attention avec l'installation de ce patch ! Celui-ci doit être téléchargé puis installé dans un répertoire temporaire avant d'être exécuté. En effet, l'exécution du patch lancée à partir du répertoire du jeu n'aboutira qu'à l'échec du lancement de Empereur - La Bataille pour Dune.
Vous pouvez me croire, j'en ai fait les frais. Donc, avant de rager devant le mauvais fonctionnement du jeu ou de votre machine, tenez bien compte de cette contrainte.
Voilà une adresse où on peut le récupérer (concerne la version française du jeu).
Patch 1.09 fr:
http://www.patches-scrolls.de/download.php?g=Emperor%
253A%2BBattle%2Bfor%2BDune&f=em109fr.zip

En ce qui me concerne, j'ai limité l'installation de "Empereur - La Bataille pour Dune" sur une machine où réside, depuis toujours et à jamais, Windows XP home (SP2). Sans aucun des paramétrages décrits ci-dessus, le jeu démarre mais de manière étrangement aléatoire (on va dire qu'il veut bien démarrer une fois sur deux ou une fois sur trois). Pourtant, en contrôlant le gestionnaire des tâches, Empereur est bien actif et installé en mémoire à chaque exécution.
Qu'est-ce à dire, alors ?
J'ai vite compris (c'est ce que je croyais), c'est très simple:
Windows XP inclut une toute relative protection des données contre les programmes non autorisés. Cette protection est paramétrable dans le menu contextuel du programme (propriétés\Exécuter en tant que\ Utilisateur actuel). Dans celui-ci, il suffit de décocher l'option de protection (je vous mets une capture d'écran sur le côté) contre les virus pour que Empereur - La Bataille pour Dune fonctionne, sans renâcler, quasiment à chaque sollicitation.
Quasiment en effet car malgré ce stratagème, il m'est arrivé de constater un démarrage laborieux qui ne réussira qu'après quelques passages par le gestionnaire de tâches pour une suspension forcée du programme exécutable (Emperor.exe).
Comme quoi nul n'est prophète en son pays !
Mais pour pouvoir profiter pleinement d'un tel joyau vidéo-ludique de la grande époque, convenez que c'est tout de même peu cher payé et cela ne contrariera que les inféodés au dématérialisé clé sur porte. Les authentiques retrogamer s'en satisferont.
Par contre et pour ce qu'il s'agit de dénicher Empereur - La Bataille pour Dune, ne comptez ni sur l'abandonware ni sur le commerce du dématérialisé.
Empereur - La Bataille pour Dune reste, jusqu'à nouvel ordre, un titre remisé au placard, sans doute pour les raisons détaillées ci-dessus (les fameuses difficultés au démarrage).
Par-delà cette affligeante constatation, toutes les solutions sont encore possibles y compris celle relevant d'une connaissance complaisante consentant à se déposséder d'une copie de sauvegarde (pratique communément admise à une certaine époque) puisque le jeu se flatte de fonctionner en l'absence de toute protection logicielle et matérielle.
Voilà l'occasion de mettre à profit tous ces liens d'amitié virtuelle qui nous unissent aux fameux sites de socialisation dont on nous chante les louanges à longueur de temps.
Et vous pouvez considérer que le fait de faire partie des usagers pouvant encore faire fonctionner un jeu tel que Empereur - La Bataille pour Dune, avec toutes les astreintes qu'il exige, relève de la singularité quantique.
Si vous voulez subjuguer quelqu'un avec la démonstration d'une érudition quasi extraterrestre, voilà l'occasion rêvée.
Sinon, privilégiez les jeux d'aujourd'hui.










































Je viens de subir un premier assaut

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