DARK FORCES
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Décembre 2005
Données techniques :
Type de jeu: action aventure
Version: française intégrale
Conception: Lucas Arts
Autres titres: Day of the Tentacle, The Dig, Full Trottle, Grim Fandango, Indiana Jones Adventure, Indy 4, Monkey Island 1, 2, 3, 4, Outlaws, Sam & Max, Star Wars -La Menace Fantôme, Star Wars-Racer, Star Wars-Force Commander, Star Wars-BattleGrounds, Star Wars-Mysterie of the Sith, Star Wars-Jedi Knight (Dark Forces II), Star Wars-Rebell Assault 1 & 2, Star Wars-Rebellion, Star Wars-Shadows of the Empire, Star Wars-Star Fighter, Star Wars-Tie Fighter, Star Wars-X Wing,Star Wars-B Wing, Star Wars-X Wing Imperial Pursuit, Star Wars-X Wing vs Tie Fighter, etc...
Distribution: Lucas Arts
Sortie: mars 1995
Configuration minimum: 486-DX2 (optimisé pour le pentium)
Système d'exploitation: Windows 98, Windows XP (avec DOSBox)
Accélération graphique: aucune
Un seul joueur

L'histoire du jeu :
Au moment où est projeté sur les écrans de cinéma du monde entier, le dernier volet de la double trilogie des Star Wars "La guerre des Etoiles" du grand réalisateur Georges Lucas, il me revient à l'esprit l'existence d'un jeu qui avait marqué, après Doom 2 et de manière indélébile, mes débuts dans le monde du jeu vidéo. Ce jeu était intitulé "Dark Forces".
Lorsque j'avance que ce jeu me revient à l'esprit, c'est parce qu'un retour arrière de dix ans fut nécessaire pour me remettre en situation.
C'était donc un an après la commercialisation de Doom 2, datant de 1994, et dans la foulée de l'avènement d'un nouveau genre (le jeu à la première personne ou FPS) que la maison d'édition Lucas Arts (autrefois encore LucasGames mais du toujours et même Georges Lucas) décidait d'abandonner temporairement le jeu d'aventure pour se lancer dans le nouveau genre en question dont on parlait tant et qui auréolait de gloire un autre studio de développement au nom toujours évocateur de Id Software (composé de John Carmack et sa troupe parmi laquelle un fameux John Romero, créateurs du révolutionnaire Doom).
Avec Dark Forces, Lucas Arts se lançait dans le jeu de tir à la première personne et sortait en 1995 un véritable petit bijou Celui-ci était basé sur l'univers de Star Wars (dont Lucas Arts possédait l'entière exclusivité) et dans la continuité d'autres jeux précédemment édités sur le même thème.
Pour un premier projet dans le genre, Dark Forces fut une énorme réussite et avait été accueilli par une critique dithyrambique. Etant un des jeux du début de l'ère LucasArts. Dark Forces avait surtout été un des titres les plus inspirés de la série des Stars Wars, bien au-delà de ce que propose la politique mercantiliste qui prévaut à la création des jeux actuels.
En ces temps reculés, la saga Star Wars était à ce point populaire que quoi qu'il arriva, LucasArts ne pouvait absolument pas rater son coup.
En effet: à l'époque, faire un bon First Person Shooter était déjà une chose mais faire d'un jeu de shoot basé sur la Guerre des Etoiles une bonne adaptation pour le monde du PC, en encore était une autre.
Mais Dark Forces comparé à la série des films Star Wars, c'était quoi ?
Avant tout c'était un générique sur un fond étoilé avec un thème musical mythique et un texte défilant vers l'horizon, retraçant une situation de départ comme on pouvait l'admirer dans le premier film de la saga de la Guerre des Etoiles et dont tout le monde se souvient encore aujourd'hui.
C'était aussi un scénario recherché, une trame se rattachant parfaitement à l'univers de la révolte contre l'Empire galactique, une véritable aventure à vivre, simple à assimiler et percutante. Et c'était surtout, un personnage principal haut en couleur, incarné par le joueur.
L'équipe de développement avait créé un héros de toute pièce, un héros qui trouvait désormais sa place dans toute encyclopédie Star Wars qui se respecte: Kyle Katarn, mercenaire de son état.
Personnage au passé trouble ayant fricoté avec l'Empire galactique (dans le premier "Guerre de Etoiles" en date, on l'apercevait en compagnie de Jabba sur l'astroport de Mos Eisley), Kyle Katarn changea rapidement de camp lorsqu'il prit conscience de ses actions.
Une fois enrôlé par l'Alliance, le mercenaire s'engagea pour quelques missions d'infiltration et d'espionnage contre l'Empire galactique.
Au fil du temps, son engagement s'avéra de plus en plus important et très vite, Kyle devint un auxiliaire vital pour Mon Mothma qui le chargea alors d'importantes missions. C'était à ce moment précis que débutait le scénario du jeu Dark Forces.
La première mission du jeu se révélait être principalement didactique, histoire de permettre au joueur de poser ses marques. D'ailleurs Kyle, lui-même, le constatait et considérait celle-ci comme trop facile. Bien vite pourtant , il se retrouvait confronté à d'intrigants plans d'un projet top secret commandité par l'Empire galactique: les Dark Troopers, véritables machines à tuer.
Le joueur était alors amené à rencontrer d'importantes figures emblématiques de la saga. Crix Madine, Mon Mothma, Naar Jabba et d'autres, de quoi rendre le tout bien plus immersif qu'un simple Doom-Like. Dark Forces avait l'avantage de reposer essentiellement sur la série cinématographique.
C'était une chose de le constater et c'était encore autre chose de l'expérimenter. A l'époque de la sortie du jeu, c'était scotché sur un Intel 486-DX2 que je m'apprêtais à prendre en main la destinée du personnage principal, après avoir admiré l'introduction du jeu. J'allais participer, ainsi que mon épouse qui en contemplait le déroulement, à des aventures incroyables.
Contrairement à l'univers claustrophobique représenté dans Doom, Dark Forces offrait des extérieurs grandioses. Une centrale hydroélectrique, un collecteur d'égouts, une forteresse pénitentiaire, une base secrète perchée sur des sommets, des aires d'atterrissage, un complexe minier, une usine de robots sur un monde glacé.
Le jeu de LucasArts proposait une multitude de niveaux dépaysants qui changeaient, de manière radicale, l'approche des sempiternels intérieurs du jeu précédemment cité (le Doom en question).
Dark Forces, permettait de pouvoir respirer le grand air d'un astre inconnu, lorsqu'une bonne part de la mission se passait en extérieurs.
Pour la première fois, le joueur était amené à arpenter des niveaux particulièrement vastes, dont l'architecture était extrêmement travaillée afin de ne pas consommer prématurément l'émerveillement. Ces niveaux restituaient un réalisme le plus fidèlement possible par rapport au contexte tout entier, dérivé d'un univers connu de beaucoup puisque le premier long métrage cinématographique à lui être consacré était déjà sorti à peu près quinze ans avant.
Les niveaux en étaient à ce point alambiqués qu'il n'était pas rare de s'y égarer à la recherche d'une sortie ou d'une porte habilement camouflée par un level design particulièrement torturé.
C'était d'autant plus vrai que j'en avais personnellement fait l'expérience en prise avec un niveau qui s'intitulait "Centre de détention".
Dans celui-ci, il s'agissait d'évacuer un personnage important pour la rébellion, retenu prisonnier dans une sinistre forteresse, par les sbires de l'Empire galactique. Après avoir maintes fois parcouru le niveau en tous sens (sur plusieurs étages, qui plus est) j'aboutissais inlassablement au même endroit, représentant ma pierre d'achoppement: face à une porte close protégeant le département carcéral où était retenu celui que je devais délivrer.
Lamentablement, je tournais en rond et en vain. Ce n'était pas faute d'y avoir consacré du temps (des jours, certainement à faire et refaire la totalité du niveau à la recherche d'un quelconque levier, à essayer de la faire sauter à l'explosif etc..) mais impossible de franchir cette barrière.
Ce fut en devisant avec d'autres joueurs rencontrés occasionnellement chez un détaillant spécialisé, la solution me fut donnée. Si le souvenir de ses rencontres m'est à ce point vivace c'est qu'à l'époque, l'éventualité de leurs virtualités n'étaient pas encore de mise et qu'une entrevue entre individus aura toujours quelque chose de plus mémorable qu'un échange dématérialisé par pseudos interposés.
En résumé, il était impossible d'entrer par la porte porte en question. Par contre, un passage était aménagé à l'arrière et sous l'ascenseur principal du complexe qui se trouvait non loin de là. Je n'avais jamais fait attention, jusqu'alors, à ce petit grillage qui se cachait dans l'ombre. Il suffisait de le faire sauter pour emprunter le chemin souterrain ainsi ouvert jusque par delà la porte qui ne pouvait être utilisée que dans l'autre sens (vers la sortie).
Un autre niveau intitulé "Les égouts" marqua du signe de l'effroi tous ceux qui s'y étaient aventurés. Il faut s'imaginer avoir à descendre dans les canalisations d'un collecteur d'égouts (déjà, beaârk!) aux quatre entrées différentes (mais dont une seule aboutissait au bon endroit) pour y actionner différents leviers (dans un ordre qui restait à découvrir) afin de faire remonter le niveau général d'une une énorme cuve centrale donnant accès à un autre conduit pour continuer l'aventure.
Cela semblait simple à première vue et à la lecture de ce qui précède, mais il faut savoir qu'une fois dans le cœur de l'égout, la lumière s'estompait (tout comme, par hasard, cette lampe frontale peu efficace, dont l'autonomie s'avérait particulièrement limitée).
Surgissait alors du cloaque (c'était d'ailleurs le seul endroit ou celui-ci apparaissait), un être de cauchemar qui ressemblait à s'y méprendre à celui entrevu dans le tout premier épisode Star Wars en date (1977), à l'instant où les héros principaux étaient prisonniers du broyeur à ordures de l'Etoile noire.
Imaginez tout à coup entrevoir un œil pédonculé émergeant de la fange dans laquelle on patauge avec peine et qui inspecte les alentours pour vous apercevoir puis replonger quelques instants dans de petits bouillonnements avant de resurgir plus près encore.
Pas besoin d'un dessin pour comprendre ce qui allait arriver par la suite. Il n'existait qu'une seule alternative: décamper de là en vitesse afin de ne pas se faire entraîner vers le fond. Comme pour couronner le tout, se déplacer dans cette fange se faisait à faible vitesse.
Et ce n'était encore rien puisqu'il fallait encore gérer au plus près l'énergie de la lampe torche pour tenter d'éliminer, avant qu'elles n'en fassent de même, les créatures qui peuplaient ces lieux. Ce n'était pas gagné d'avance.
Elles apparaissaient partout et principalement dès qu'on leur tournait le dos. A la moindre perte de sang froid, l'obscurité survenait et c'était la curée.
Combien de fois ai-je recommencé le niveau avant d'y parvenir ? Je ne saurais le préciser.
Comme le proclame une expression bien de maintenant: "Waaah ! Ca la fait grave !"
Cet imbroglio d'embranchements alambiqués à souhait semblerait presque intelligent. Alors qu'il pouvait m'arriver de passer plusieurs heures à trouver le bon couloir ou le bon interrupteur, d'autres, peut-être moins familiarisés à ce genre d'aventure et sans réellement s'en rendre compte, prenaient systématiquement la bonne porte, appuyaient sur le bouton, au bon endroit dans le bon ordre, pour finir le niveau en peu de temps.
C'était à vous dégoûter à tout jamais du jeu vidéo !
Il convient toutefois de remettre les pendules à l'heure et constater que graphiquement, le jeu était, pour l'époque, passablement plus beau que son grand concurrent: Doom 2. Le mérite en revenait aux textures qui aujourd'hui paraissent pourtant à peine crédibles à défaut d'avoir méchamment vieilli.
De belles animations, des Stormtroopers, des chasseurs TIE, les vaisseaux etc... il n'en fallait pas plus pour satisfaire alors les fans du monde entier. Mais il faut bien avouer qu'hier, il en fallait encore peu pour être satisfait tant on savait s'émerveiller devant ce qui concourrait à façonner la réelle innovation vidéo-ludique.
En matière d'intelligence artificielle, les réactions de l'adversité étaient parfois surprenantes. Il arrivait aux Stormtroopers de marcher droit sur leur cible et ne faire feu qu'à bout portant (ou encore de faire demi-tour afin de prendre de la distance avant de tirer), tout cela dans un garde-à-vous des plus impeccables.
Parfois, l'I.A. pouvait aussi se montrer retorse et certains adversaires (surtout le Dark Trooper) étaient réellement pénibles à éliminer tant ils étaient rapides et agressifs.
Il me semble d'ailleurs n'avoir pas retrouvé une telle complexité dans le design des niveaux concernant les suites données à ce jeu (Jedi Knight 1 & 2, Mysteries of the Sith, Jedi Academy, Jedi Outcast etc...).
L'effet de la nouveauté, sans doute.
En ce qui concernait la souplesse du maniement, ce n'était pas la gloire non plus. Inutile, comme dans les jeux actuels, de rechercher une vision tout azimuts à travers les déplacements de la souris: celle-ci n'existait pas.
Il était déjà bien singulier de pouvoir orienter le regard vers le haut ou vers le bas à l'aide des seules touches du clavier. Doom ne proposait même pas cette possibilité.
Pour le reste, Dark Forces offrait les mêmes possibilités de déplacement que le référent cité avec, en sus, la possibilité de s'accroupir ou sauter.
Mais cette maniabilité à l'ancienne avait aussi ses avantages: il empêchait le joueur d'être trop expéditif. Les niveaux ne pouvaient se terminer qu'en finesse et il convenait d'éliminer ses adversaires en rusant plutôt qu'en fonçant dans le tas.
J'ai toujours préféré un mode de parcours réfléchi plutôt qu'une progression à la Serious Sam (auquel cas je joue alors à Serious Sam, uniquement pour les sensations de défoulement que celui-ci procure).
Un autre point qui milite en faveur du jeu en finesse: Dark Forces ne proposait pas de sauvegardes en cours de progression (ce serait la honte aujourd'hui, cette affaire là !), mais il présentait, en nombre limité, la possibilité d'utiliser des jokers de vie. Plus on avançait dans l'aventure et moins on en avait à disposition.
Trois jokers de vie n'étaient pas de trop pour parcourir un niveau inconnu. Bien entendu et tout on long de ceux-ci, divers items, armures, armes, munitions et aussi santé étaient récupérables et permettait de parer au plus pressé.
Encore une fois,pour renforcer une ambiance oppressante et immersive ainsi qu'un stress incroyable, l'idée de telles limites étaient loin d'être inappropriée.
Quoi qu'il en soit et malgré les années fertiles en technologies novatrices, ce Dark Forces pixellisé, qui se fait tirer l'oreille sur nos machines derniers cris et qui nous afflige de musiques dignes d'un synthétiseur bas de gamme force toutefois le respect.
Il a pour lui de nous avoir longtemps fait rêver.

La boîte et son contenu :
En des temps bénis, je fréquentais régulièrement un détaillant spécialisé (mon fournisseur attitré de l'époque) afin de faire quelques emplettes en matière de productions vidéo-ludiques.
C'est à l'occasion d'un de ces déplacements que je découvris le jeu Dark Forces. Celui-ci était alors en démonstration sur une machine prévue à cet effet.
Ce fut, ébloui par les images et la musique évoquant les thèmes inoubliables de la trilogie Star Wars que je me précipitai sur une des boîtes de Dark Forces encore disponible sur le présentoir, afin de me la réserver impérativement.
Je me souviens encore avoir lu et relu l'article consacré au jeu dans la revue Joystick avant d'avoir pu, enfin, mettre la main sur le soft en question.
Par contre et contrairement à d'autres grands titres de l'époque, je n'ai pas souvenance de l'existence d'une démo ou version shareware quelconque ayant été mise à disposition afin de pouvoir tester le jeu.
Qu'à cela ne tienne, on évoquait Dark Forces dans tous les médias destinés aux jeux vidéo PC et la possibilité de se le procurer ne pouvait être manquée lorsqu'on avait ainsi la boîte sous la main.
En la matière, on a tous eu nos petits moments d'hystérie, je dois bien le reconnaître. Ce fut durant cette période où j'en ai sans doute atteint les sommets en ce qui me concerne lorsque nous revenions, mon épouse et moi, les bras chargés de nombreux boîtes cartonnés toutes acquises de fraîche date. Depuis, une modération tout azimut à fait son chemin.
La boîte de Dark Forces est assemblée dans le plus pur style de ce que faisait Lucas Arts en ces temps de magnificence.Elle se décompose d'une base et d'un couvercle cartonnés fort s'emboîtant l'un dans l'autre. Sa parure rappelle, sans conteste, la manière dont étaient décorées les boîtes de X-Wing et Tie Fighter Collector, du même éditeur.
A une année près, le moment de leurs parutions était d'ailleurs à peu près la même.
Sur un beau fond vert clair oxydé, s'affichent tous les éléments permettant de connaître exactement ce que renferme cette boîte et à quel type de jeu le client est en droit de s'attendre.
La face avant de la boîte est particulièrement évocatrice et placarde quelques stormtroopers en plein action (confrontés au héros de l'aventure, certainement). La face arrière propose quelques captures d'écran du jeu et on peut y voir, notamment, la fameuse créature qui peuple les égouts du troisième niveau (un de ces niveaux qui marque à jamais celui qui ose s'y aventurer).
Pour ceux qui n'ont pas encore lu la première partie de cet article, rappelons que la mise en scène de ce niveau n'est pas sans rappeler un épisode du premier film en date où les trois personnages principaux du film (Luke Skywalker, Han Solo et la princesse Leia) se trouvent enfermés dans le broyeur à ordures de l'étoile noire. Quelques grands moments de frissons et de poussées d'adrénaline en perspective (brrr...).
Le contenu de la boîte est classique. Il se compose d'un boîtier en cristal enfermant le CD-ROM du jeu. On y trouve ensuite, un feuillet d'enregistrement auprès de l'éditeur, une carte de référence sous forme de petit livret ainsi qu'un manuel d'utilisation entièrement en français (pour ceux qui, comme moi, ont le jeu en version originale dans un emballage localisé) comprenant 20 pages.
Je crois savoir qu'il y a eu par la suite commercialisation d'une version française intégrale. Toutefois, la langue originelle (tout comme pour ce qui concerne les Doom , Hexen ou Rise of the Triad) n'était pas un frein à l'exploitation du jeu.
Le peu de dialogues présents faisait la part belle à l'action absolue qui succédait à chaque briefing. De l'action et aussi un minimum de réflexion, voilà le cocktail explosif que proposait Dark Forces !
Cette belle boîte a été complétée par une disquette de boot (normal, à l'époque du DOS) et que quelques autres contenant différents niveaux supplémentaires.
La boîte repose maintenant sur les étagères d'une bibliothèque destinée à cet effet. Elle est posée sur sa tranche, bien emmitouflée parmi la multitude de ses congénères. Pourtant il fut un temps où elle c'était retrouvée à plat et dans l'amoncellement d'une petite dizaine de boîte à peine que constituait alors les prémices d'une collection qui ne s'affichait pas encore comme telle. Il ne fallut qu'une toute petite chose pour qu'elle le devienne: la prise de conscience d'une certaine notion de la valeur des choses, au fil du temps qui passe.
Puisque cette notion était déjà mienne mais dans un tout autre domaine, il me fut facile de l'appliquer ici.

Et aujourd'hui ?
A l'approche de la sortie du dernier né de la guerre des étoiles, il me vient une pensée émue en reconsidérant les moments passés avec le premier volet du jeu Dark Forces, directement inspiré de la saga Star Wars. Il m'est apparu comme impérieux de l'installer à nouveau afin de renouer avec les émotions qui s'en dégageaient. Car comme l'affirme l'adage populaire: les vrais bonheurs ne sont que des bonheurs passés. Ne sachant pas trop le résultat que cela donnerait sur le matériel actuel, je prends la décision de le placer sur mon bon vieux Pentium III 533, est équipé d'une carte son Soundblaster 1024 et dont le système d'exploitation n'est autre que Windows 98SE (pas fou, non plus, d'aller mettre ça sous XP). L'installation est lancée. Voilà. je sélectionne "installation complète" (ah ah ah, 40 mégabytes, vous imaginez ? ). Je paramètre les IRQ, DMA de ma carte son. Là, voilàaaa, comme au bon vieux temps. L'installation se termine (rien à signaler). Il me reste à cliquer sur le fichier exécutable "Dark.exe". Clic.
Un silence pesant s'installe et les sueurs d'angoisse m'envahissent le front... Oui, cela démarre ! En mon fort intérieur, je me dis: attends un instant, mon grand, après quelques notes de musique cela risque fort de se planter lamentablement (rapport aux difficultés que j'avais eu à faire fonctionner XWing premier du nom sur autre chose que mon 486DX2-66). Et bien pas du tout, le jeu fonctionne parfaitement et à la bonne vitesse.
C'est dans la poche. Plié, le Dark Forces !
Nombre d'images que vous pouvez voir, ici à droite, sont extraites du jeu que je viens de réinstaller. Matez-moi ces belles captures d'écran, il n'y en a plus de pareilles actuellement sur internet. Je le sais, j'ai été voir.
Pas de soucis à avoir quant au choix de la machine sur laquelle je l'ai installé, car Dark Forces ne possède pas de mode réseau (cela a d'ailleurs été le seul grand reproche que le jeu ait subi à sa sortie). C'est donc uniquement l'aventure en solitaire que le joueur peut parcourir. Je le regrette d'autant plus que toutes les suites citées plus haut ont dédaigné le mode multijoueur coopératif (aventure à plusieurs) pour se focaliser sur le seul mode confrontation entre joueurs avec, en point de mire, l'utilisation du sabre laser Jedi, ce qui n'est pas ma tasse de thé.
Quoi qu'il en soit, cela n'a pas empêché la communauté des joueurs de s'intéresser à ce jeu et tout comme pour Doom, de développer de nombreux niveaux supplémentaires (pas dans les mêmes proportions, mais il n'empêche que j'en possède plusieurs dizaines augmentés d'un bon nombre fournis à l'époque dans la revue PC-COLLECTOR publiée fin des années 90 et disparue depuis).
Pour vous en convaincre ou si cela vous intéresse on en trouve encore une quantité impressionnante à l'adresse suivante:
http://df-21.net/
Certains rétorqueront qu'entrer en possession des niveaux additionnels est bien plaisant, mais lorsqu'on ne sait comment les faire démarrer, l'intérêt de ceux-ci est pour le moins limité.
Qu'à cela ne tienne, je vous livre le grand secret.
Au prompt du DOS et avant de lancer le jeu, il suffit d'introduire, avec ses petits doigts boudinés, la commande suivante:
dark -u[nom_fichier.gob]
Un exemple pratique ?
Dans ma ludothèque préférée, se trouve un niveau supplémentaire pour Dark Forces dénommé "terminate.gob". Pour le lancer je le copie, préventivement, dans le répertoire du jeu. Cela fait, je me place dans le répertoire du dit jeu et je lance, sous le prompt du DOS, la commande suivante: "dark -uterminate.gob" (en omettant les guillemets).
Le jeu démarre alors et me présente un écran de lancement ou s'affiche le nom du niveau que je viens d'ajouter (tout comme on peut l'observer sur une image, ici à droite). Il me suffit alors de procéder comme de coutume pour pouvoir me plonger dans celui-ci.
Voilà: facile et pas cher.
Le site qui propose une librairie de niveaux complémentaires offre aussi une manière plus simple de lancer leur exécution. Pour cela il suffit de décompresser l'ensemble des fichiers présents dans l'archive du niveau dans le répertoire du jeux puis d'exécuter le fichier batch (.bat) qui va se charger de l'exécution. Si terminate.gob (le niveau) était agencé de telle façon, il me suffirait de lancer au prompt du DOS: ou encore: "terminate" (en omettant les guillemets). Rien de plus simple pour qui a l'habitude de manipuler DOS.
Pour que Dark Forces puisse à nouveau fonctionner sur du matériel bien plus moderne que ce Pentium III archaïque, il n'y a qu'une solution qui passe par l'émulation. Celle-ci se nomme DOSBox (retenez bien ce nom).
Petite constatation toutefois: à l'époque où je taquinais intensivement Dark Forces sur un Intel 486DX2-66, les niveaux ajoutés occasionnaient des ralentissements que le jeu de base n'engendrait pas. Il faudra peut-être en tenir compte lorsque Dark-Force sera exécuté sous DOSBox surtout si la machine sur laquelle il s'exécute a des performances anémiques, comme un Atlon 2400+ par exemple et pour ce qui est de mon cas. Avec cette configuration, il s'agira de fermer toutes les tâches superflues à ce moment.
Il semblerait aussi (à lire le site référé ci au-dessus) que le jeu puisse fonctionner sous XP à condition d'utiliser un émulateur audio dénommé VDMSound, dans l'hypothèse où DOSBox ne suffirait pas.
Voici une adresse où télécharger cet émulateur son:
http://www.commentcamarche.net/download/
telecharger-34056138-vdmsound
Par contre, une chose est certaine: installé sous DOSBox, le jeu fonctionne à la perfection que ce soit sous Windows 98 ou sous Windows XP, pour autant que l'on possède une machine équipée d'une carte son supportée par l'émulateur en question.
Pour ma part, les deux plus récentes machines en ma possession ont été équipées par mes soins de cartes son Hercules Gamesurround Muse 5.1 DVD+ en lieu et place des puces sonores intégrées aux cartes mères. Ce périphérique d'un inégal rapport qualité/prix tolère la compatibilité vers les pilotes DOS Soundblaster dans leur configuration la plus standard.
Après installation de DOSBox tel que cela est décrit dans l'article sur cet autre monument qu'est X-Wing, j'ai installé Dark Forces directement via l'explorateur. Ceci ne pose aucun problème à l'émulateur et après un réglage du frame rate (10000 dans ce cas et sous DOSBox version 0.65), le jeu fonctionne parfaitement. Sur une image à droite, est visible (en arrière-plan du jeu en cours d'exécution), la console de commandes dans laquelle sont retranscrits tous les ordres exécutés.
Non seulement DOSBox permet de pratiquer des captures d'écran en veux-tu en voilà, mais en plus, il autorise la prise de son du jeu en cours et la convertit au format wave. Un petit bijou que cet émulateur.
On télécharge toujours DOSBox à l'adresse suivante:
http://dosbox.sourceforge.net/
De plus, s'il arrivait, à quiconque, d'éprouver le moindre problème à l'installation de cet émulateur, le site "La clinique des jeux vidéos" (la référence francophone en matière de support technique concernant des jeux de précédentes générations) propose, outre la possibilité de télécharger DOSBox, une traduction de son manuel d'utilisation, complétée par de multiples reproductions d'écrans de paramétrisation, eux-mêmes parachevés par des commentaires assurant une installation sans faille, même pour les plus néophytes d'entre nous.
Voici l'adresse de cet émulateur et de tout ce qu'il faut pour pouvoir l'utiliser au mieux de ses possibilités:
http://clinique.jeuxvideos.free.fr/articles.php?lng=fr&pg=91
Ce site, à vocation pédagogique, ne devrait absolument plus quitter votre carnet d'adresses personnelles. En voici d'ailleurs les coordonnées:
http://clinique.jeuxvideos.free.fr
En ce qui concerne la paramétrisation de DOSBox, on trouvera quelques indications fondamentales permettant de faire fonctionner cet émulateur tout comme je l'utilise aujourd'hui, à l'adresse suivante:
L'émulateur DOSBox
Encore une petite chose: un "mod" a été développé sur la base du jeu Jedi Knight Academy. Celui-ci reprend tous les 6 premiers niveaux de Dark Forces à la sauce "nouveaux graphismes". De quoi se replonger dans le côté obscure de l'Empire d'il y a quelques années, même si l'on ne possède pas le jeu original dont il est question ici. On trouve ce mod à l'adresse suivante:
http://darkforces.jediknightii.net
Si l'envie de vous essayer à Dark Forces vous taraude et dans l'hypothèse où ce dernier ne serait pas en votre possession (fatale erreur), il conviendra de vous armer de patience et de fouiner les sites de vente en ligne (ou compter sur une bonne étoile...).
Tout dernièrement, la version shareware, dont j'ignorais l'existence, a été mise en ligne sur un site abandonware francophone. Ce que couvre cette dernière, je n'en sais rien et le site ne le précise pas. Il n'empêche que voilà l'occasion de se faire la main sur un monument à la gloire du pixel si d'aventure on ne possède pas encore le jeu. Dark Forces démo est téléchargeable à l'adresse suivante:
http://www.abandonware-utopia.com/abandonware-telecharger-1253-
Star_Wars_Dark_Forces.htm

Ou encore, à cette autre adresse:
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=282
Au-delà de cela, d'autres solutions sont encore permises y compris celle relevant de la connaissance complaisante qui consentirait à vous "confier" une copie de sauvegarde (pratique communément admise à une certaine époque), car comme pour ce qu'il en est de tous les jeux de la maison Lucas Arts, Dark Forces ne se destine pas à l'abandonware.
Tout dernièrement, j'ai pu obtenir, de la part bienveillante d'une connaissance, le CD-ROM de Dark Forces dans sa version localisée (si vous vous souvenez bien, il est fait allusion à une telle version dans le chapitre consacré à la boîte du jeu). Cette variante se différencie de l'original par l'apposition des seules lettres "FV" (plaquées or, comme l'étaient les enluminures) sous le titre du jeu repris en face avant du CD-ROM (par ailleurs, identique à la version de base). Lettres tellement peu discernables qu'il m'a fallu installer le jeu et vérifier de visu pour m'apercevoir, ensuite, de leur présence sur la galette. Le CD-ROM de la version française du jeu Dark Forces a bien évidemment rejoint celui qui résidait primitivement dans la boîte du jeu. La place laissée libre dans ce genre d'emballage permet largement quelques petits aménagements complémentaires que n'autorisent plus les emballages actuels (et encore moins la dématérialisation vidéo-ludique pour laquelle je ne ressens aucune affinité).
La version française de Dark Forces est intégrale et est appliquée autant dans le générique que dans les textes et dialogues du jeu (je vais d'ailleurs me refaire l'une ou l'autre mission pour m'en assurer). Voilà qui complète, on ne peut mieux, le tour d'horizon, concernant ce fabuleux jeu.
Si ce petit addenda est joint en aparté, alors que j'aurais très bien pu transformer le paragraphe dans lequel je faisais déjà allusion à l'existence d'une traduction, c'est simplement pour illustrer le fait qu'il est apporté couramment (et dès que l'occasion se présente) des novations sur l'un ou l'autre des articles présents sur ces pages. Ceci démontre à qui penserait le contraire que les sujets traités ne sont pas invariablement figés une fois mis en ligne et que toute relecture peut dégager son complément d'information.
Qu'on se le dise !
Pour terminer en beauté, laissez-moi vous conter l'histoire d'un jeu qui n'a jamais eu besoin d'un quelconque patch pour réussir.
Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine...
(Jouez tambours, sonnez trompettes).







































































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