DUNGEON MASTER II (THE LEGEND OF SKULLKEEP)
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Août 2013
Données techniques :
Type de jeu: rôle
Version: française intégrale
Conception: Fast then Light (FTL)
Autres titres: Dungeon Master
Distribution: Interplay
Sortie: septembre 1995
Configuration minimum: Intel 486DX2-66
Système d'exploitation: Windows 98 et Windows XP avec DOSBox
Accélération graphique: aucune
Un seul joueur


L'histoire du jeu :
Avis au visiteur.
Cette page est strictement réservée à un public éclairé dont la maturité ludique remonte aux années précédant le marasme.
La maison décline toutes responsabilités en cas d'incident.
Les images que vous pourriez apercevoir en lorgnant sur la droite du présent article risquent de blesser (de manière irréversible) les délicates rétines de nombreux jeunes prétendants non préparés à un retour aussi brutal vers un passé affiché dans toute son atrocité picturale, au-delà même du supportable.
Vous voilà avertis. Si j'étais vous, j'arrêterais maintenant.
Car maintenant il va être question d'un jeu de rôle connu sous le patronyme de Dungeon Master. En remontant très loin dans ce que fut l'âge d'or du jeu vidéo, il faut remonter à 1986 pour se remémorer le premier épisode intitulé Dungeon Master. Le jeu avait alors laissé son empreinte indélébile sur cette génération de joueurs qui officiaient alors sur les consoles Amiga & Atari (il fallut attendre une gestation de 3 ans pour une sortie sur PC).
Révolutionnaire, légendaire, incontournable, indémodable, inimitable et imbattable (sauf dans le domaine technique), Dungeon Master reste une référence dans l'univers du jeu de rôle.
C'est en tous les cas ce que j'ai pu en lire, en tant qu'avis autorisés, sur la toile.
La notoriété du jeu fut telle que les studios de développement FTL, petite équipe d'heureux créateurs du premier épisode, envisagèrent ensuite la préparation d'un second épisode à destination du home computer. C'est ainsi qu'en 1995, un second Dungeon Master (Dungeon Master 2 - The legend of Skullkeep) vit le jour.
Fort d'une première expérience réussie et sans doute pour plaire aux aficionados, Dungeon Master 2 reprenait, à l'identique, l'interface éprouvée (mais vieillissante) du premier épisode. De ce fait, le jeu faisait plus que dénoter par rapport aux nombreuses productions sorties en 1995 qui utilisaient soit un affichage en 3D et des vues à la première personne, soit des cinématiques digitalisées et séquences vidéo.
Mais Dungeon Master 2 avait pris son temps pour apparaître. Il s'adressait, avant tout, aux nostalgiques de la grande époque (encore une mais plus ancienne que celle à laquelle je fais généralement allusion), celle qui se contentait de graphismes minimalistes mais qui bénéficiait d'un concentré d'aventure sans commune mesure, enfin tous les qualificatifs qui collaient tellement bien à Dungeon Master premier du nom.
Avec ce second épisode, les aficionados devaient être pleinement satisfaits. Quant aux autres, l'aspect rebutant d'une interface d'un autre âge savait faire place à la magie de l'aventure afin de se faire oublier dès que l'imagination du joueur faisait la différence. En somme, le concept de Dungeon Master présentait une étymologie orientée vers le jeu de rôle sur table bien plus que vers le jeu de rôle voué au numérique.
Skullkeep, donjon croupissant au milieu d'une lande fétide, était fermé depuis des lustres. Mais voilà que depuis un moment, des événements étranges semblaient s'y dérouler. Le joueur était envoyé aux nouvelles, après recrutement d'une équipe de quelques champions voués à sa protection. Une chose était de traverser la lande jusqu'à la forteresse mais une autre était de pouvoir y entrer. Ce n'est qu'après avoir franchi les portes de la grande bâtisse que l'aventure acquérait sa vitesse de croisière.
Dungeon Master n'était pas n'importe quel genre de jeu, c'était un jeu de rôle dans le plus pur style, un vrai de vrai avec la panoplie de toutes les actions et interactions à mener pour entretenir, fourbir un groupe de quatre aventuriers débutants avec quasiment rien en poche. Leur compétence, leur force, leur équipement, leur organisation au combat, tout devrait être géré pour faire face au mal qui habitait les souterrains maudits de Skullkeep. Dungeon Master se moquait comme d'une guigne des règles d'Advanced Dungeons & Dragons. Il imposait ses propres règles qui, quoique moins sophistiquées, n'en étaient pas superficielles pour autant.
Je vous laisse juge des quelques subtilités offertes par Dungeon Master. Le jeu offrait la possibilité de prendre en main un groupe de quatre personnages dont il faudrait composer avec les compétences et attributs afin d'affronter victorieusement l'adversité. Six attributs seulement assuraient l'ensemble du groupe: force, vitalité, sagesse, dextérité, anti-magie et anti-feu et il fallait gérer chaque personnage avec cela. Un exemple: deux personnages maîtrisant les armes de point devant (force, vitalité, dextérité) et deux autres manipulant les sorts et autres magies, derrière.
Les nombreux combats allaient leur permettre de faire évoluer leurs compétences respectives mais le joueur devait s'acquitter de toute la gestion tournant autour de leur constitution (nourriture, santé, repos, moral, armes et armures, apprentissage de la magie etc...) enfin, toutes ces choses qui définissent le jeu de rôle par excellence. La magie, par exemple, ne survenait pas en récoltant les sorts ça et là mais en composant chaque incantation avec un ensemble de lettres symboliques puis en lançant le sort ainsi constitué avec l'espoir que cela réussisse (ce qui était loin d'être garanti).
L'équipe allait donc devoir être gérée en bon père de famille tout en prenant son temps et en s'inspirant du manuel d'utilisation pour espérer progresser dans les labyrinthes de Skullkeep.
La grande force de Dungeon Master 2 résidait principalement dans l'intelligence artificielle de l'adversité. Les adversaires étaient particulièrement malins, esquivaient les coups, s'enfuyaient lorsqu'ils étaient blessés et revenaient avec des renforts, entouraient le groupe (d'où la faculté de pouvoir protéger ses arrières en faisant pivoter ses compagnons). Certaines créatures poursuivaient le groupe partout où il allait, d'étage en étage et, comble de l'horreur, pouvaient se régénérer à l'infini.
Aucun lieu de Skullkeep ne ressemblait à un havre de paix. Pourtant il fallait veiller à ce que le groupe dorme et se refasse une santé. Même pendant ce laps de temps, il était susceptible de se faire attaquer par un monstre quelconque. L'inquiétude ne quittait plus le joueur.
A cela, il fallait encore ajouter les puzzles coriaces, des mécanismes complexes de trappes et pièges en tous genres et vous aviez un cocktail de jeu de rôle et d'aventure comme rarement il fut donné d'en connaître dans une vie de gamer.
Je n'en découvrirai pas plus sur le mode de fonctionnement du jeu. Dungeon Master 2 est un jeu dont on doit se laisser pénétrer dans une pratique soutenue qui demande un sérieux niveau d'imprégnation. Si, à l'époque de sa sortie, la presse spécialisée constatait déjà que Dungeon Master n'était pas destiné aux gamers qui ne recherchaient que l'action qui déménage et les graphismes qui tuent, que penser alors de notre époque où ces seules références ont valeur de qualité !
Par contre, il est toujours à conseiller à ceux qui savent faire fi du conditionnement normatif de notre époque pour replonger dans ces grands moments de ludicité remontant aux origines d'un standard de qualité, afin de renouer avec les premiers temps de l'informatique ludique.
Ceux-là seuls comprendront encore ce que furent les Dungeon Master.
Au moment de sa découverte, je m'y étais impliqué quelques temps et, pour cet article, j'y suis revenu pour constater qu'effectivement l'implication était l'atout premier pour s'immerger dans l'aventure où l'imagination avait fort à faire pour captiver l'attention du joueur.
Je me le réserve donc pour plus tard, afin de retrouver l'ambiance de ces longues soirées d'hiver à parcourir un de ces anciens livres de littérature fantastique qui m'ont tant fait rêver.

La boîte et son contenu :
Les collectionneurs ne me contrediront certainement pas si j'avance que, lorsque je me déplace sur l'une ou l'autre brocante, j'ai l'œil attentif à tout ce qui pourrait ressembler, de près ou de loin, à une boîte cartonnée ayant des dimensions spécifiques et correspondant à celles ayant contenu, il fut un temps maintenant, nombre de jeux vidéo destinés à l'univers du computer domestique. Voilà pourquoi tout ce qui traîne sur les étals d'une brocante que je parcours des yeux ne m'échappe généralement pas.
Il faut parfois regarder autre chose que ce qui s'expose sur les tables où les tapis de sol afin de dénicher l'objet convoité. C'est ce qu'il m'était arrivé il y a quelques temps de cela en m'intéressant à ce qui demeurait sous la table d'un brocanteur. Parmi les cartons entreposés là résidait une caisse contenant quelque chose d'assez indéfinissable à première vue. En fait, une quantité indéfinissable de boîtes de jeux étaient entassées pêle-mêle dont certaines dans un état peu reluisant.
J'y jetai alors un rapide coup d'œil et m'aperçus que nombre d'entre-elles offraient des titres qui dataient largement, à un point tel que j'étais sans doute le seul intéressé sur la place.
Le brocanteur et moi avions alors convenu d'un prix unique pour l'ensemble (10 €) et ce fut les bras chargés de trois grands sacs en plastique (dont je me prémunis toujours en vue de ce genre d'événement) que je rentrai chez moi afin de faire le tri.
Steam (le marchand de dématérialisé défraîchi) n'aurait pu me proposer meilleure offre, même en période de soldes.
Il n'y avait là rien à jeter. Par contre, certaines boîtes avaient manifestement souffert du temps et des pérégrinations aléatoires au point qu'il n'en restait souvent que des lambeaux.
Parmi ces boîtes, un titre retint mon attention: Dungeon Master 2.
Non pas que celui-ci fut le plus ancien jeu résidant là ou encore moins que sa boîte afficha une originalité folle mais plutôt que cette dernière relevait d'un assemblage qui m'était, jusque-là, inconnu.
La boite du jeu, toute de noir vêtue, était recouverte d'un passant imprimé, coupé en biais à 1/3 de sa hauteur. A l'évidence, il ne s'agissait pas là de l'emboîtage d'origine mais plutôt d'une réédition à bas prix.
Le passant servait de faire valoir en reprenant, en face avant, une vue de la boîte commerciale et, à l'arrière, ce que le packaging originel affichait également (j'en mettrais ma main au feu).
Cette boîte se trouvait dans un état de dégradation relativement avancé. Elle avait, plus que les autres, mal supporté les différents voyages qui lui avait été imposés. Rien d'étonnant à cela puisque la qualité du carton utilisé pour son assemblage était de faible valeur. En plus d'un carton mince, elle ne contenait aucun coffrage permettant de la rigidifier un tant soit peu.
Mais des deux éléments, c'était le passant qui était le plus abîmé. Déchiré à de nombreux endroits, il ne tenait plus que par miracle. Le tout était méchamment déformé par l'humidité.
Mais l'inconsistance du carton utilisé allait pouvoir me servir à une parfaite remise en état. En effet, il me fut facile de tout remettre à plat. Un peu d'eau mélangée à de la colle à bois et un fer à repasser légèrement chauffé allait assurer un lissage parfait de toutes les surfaces, me permettant ainsi de restituer à la boîte son aspect d'origine. Le passant subit le même sort et termina parfaitement restauré. Certaines coutures furent aussi renforcées, de l'intérieur (donc de manière à rester invisibles) avec du papier collant.
En somme, ce fut une restauration plutôt réussie.
Le contenu avait heureusement été épargné par les vicissitudes du déménagement puisque les manuels et le boîtier du CD-ROM se trouvaient enfermés dans un emballage plastique hermétiquement clos. A l'analyse, celui-ci se révéla être resté à l'état neuf. La boîte faisait sans doute partie d'un lot jamais vendu au détail et le jeu n'avait certainement jamais été mis en exploitation.
Comme beaucoup, j'aurais pu opter pour la solution de complaisance consistant à m'approvisionner auprès d'un commerce du dématérialisé afin de retrouver ce titre en particulier. Pour quelques euros seulement, j'aurais pu en télécharger un exemplaire prêt à l'emploi ne requérant qu'une simple mise en activité (un clic) mais cela aurait été au détriment de nombreux autres plaisirs dont je ne voudrais me passer. Je laisse donc cette démarche à ceux qui n'éprouvent rien d'autre que le triomphe au travers de la seule conquête économique d'un bien réduit à l'état d'immatérialité.
Les manuels imprimés en noir et blanc s'y trouvent en double exemplaire (une erreur d'emboîtage, sans doute). Ceux-ci ne reprennent que les textes du manuel original mais sont trilingues et, de ce fait, comportent 48 pages bien tassées.
Dans le même style, on trouve, aussi et toujours en double exemplaire, un petit manuel de 12 pages intitulé carte de référence. Celui-ci reprend quelques conseils d'installation et plusieurs indices relatifs à la prise en main du jeu.
Voilà donc une boîte atypique contenant un titre non moins original qui ne ravira que les gamers ayant fréquenté les préludes du jeu vidéo, époque qui faisait encore appel à l'imagination dans des jeux qui se traversaient comme on se plonge dans un bon livre d'aventures.
Je conservais cette boîte sur les étagères réservées à cet effet comme on aurait pu le faire avec un bibelot antique qu'on aurait eu plaisir à restaurer. Mais il n'était pas dit que Dungeon Master 2 n'avait que cela à offrir.

Et aujourd'hui ?
Drôle d'idée que celle de vouloir éditer, en fin de l'année 1995, un jeu fonctionnant exclusivement sous MS-DOS. C'est certainement ce qu'ont pu se dire bien des gamers au moment de la sortie du jeu et à l'époque où Microsoft nous vantait les mérites de son Windows nouvelle mouture, propre à révolutionner notre approche du monde virtuel.
Avec le recul, on peut certainement se féliciter qu'il en fut ainsi car grâce à cela je suis assuré (et certainement vous aussi) de pouvoir faire fonctionner Dungeon Master 2 sans craindre le moindre souci. En tous les cas, avec Windows 98 et Windows XP, c'est du 100% garanti mais plus on avance dans les mises à jour de cette fantastique usine à gaz qu'est Windows et plus les choses pourraient se montrer compromises.
Mais pour l'heure et en ce qui me concerne, c'est sans aucune appréhension que je m'en vais installer Dungeon Master 2 sur un Pentium 4 où réside la version pro de Windows XP.
Et que vais-je utiliser pour cela ?...
Si vous me lisez depuis un certain temps, je ne doute pas que vous avez une petite idée à ce sujet mais, si vous êtes nouveau venu, je m'en vais vous le préciser de suite: je vais utiliser cet admirable émulateur qu'est DOSBox.
DOSBox va me permettre de retrouver une interface comparable à celle du vénérable MS-DOS et, comble de bonheur, il assure le fonctionnement des applications (ludiques ou non) remontant à cette époque.
Je ne connais pas de logiciel plus indispensable à tout retrogamer que celui-là ! Il est donc installé sur toutes mes machines (celles ne supportant plus le MS-DOS), depuis pffft... des lustres déjà. Je n'oserais prétendre connaître son fonctionnement sur le bout des doigts mais ce que j'en ai assimilé me permet, sans coup férir, de réactiver tous les jeux PC dédiés au MS-DOS en ma possession. DOSBox participe à mon bonheur de retrogamer et se trouve à l'origine de l'existence de ces pages tout comme il soutient ma collection personnelle de jeux anciens.
Donc, j'installe Dungeon Master 2 sur la machine désignée. Cette installation se passe exactement comme elle se serait passée à l'époque de la commercialisation du jeu: après avoir atteint la racine du CD-ROM, j'entre à la suite du prompt le mot magique "install" et appuie sur la touche [ENTER] d'un index décidé (avec le pouce ou l'annulaire, ça fonctionne aussi).
Un écran s'affiche alors et me propose un chemin de destination (le disque C). C'est bon pour moi et je confirme en enfonçant à nouveau la touche [ENTER].
Des fichiers se copient sur mon disque dur.
Il me faut alors configurer le son.
Pour cela, j'exécute le fichier "setup" qui se trouve dans le répertoire d'installation du jeu et choisis la carte son Compatible Soundblaster avec ses paramètres par défaut.
Je lance enfin le jeu en entrant "dm2" au clavier et c'est parti !
Vous remarquerez que durant toutes ces opérations, je n'ai (expression courante) tapé aucun mot ni aucune touche car je considère qu'il n'est nul besoin d'être violent afin d'être obéi en la matière.
Pour autre chose, je dis pas.
On télécharge toujours DOSBox à l'adresse suivante:
http://dosbox.sourceforge.net/
De plus, s'il arrivait, à quiconque, d'éprouver le moindre problème à l'installation de cet émulateur, le site "La clinique des jeux vidéos" (la référence francophone en matière de support technique concernant des jeux de précédentes générations) propose, outre la possibilité de télécharger DOSBox, une traduction de son manuel d'utilisation, complétée par de multiples reproductions d'écrans de paramétrisation, eux-mêmes parachevés par des commentaires assurant une installation sans faille, même pour les plus néophytes d'entre nous.
Voici l'adresse de cet émulateur et de tout ce qu'il faut pour pouvoir l'utiliser au mieux de ses possibilités :
http://clinique.jeuxvideos.free.fr/articles.php?lng=fr&pg=91
Ce site, à vocation pédagogique, ne devrait absolument plus quitter votre carnet d'adresses personnelles. En voici d'ailleurs les coordonnées:
http://clinique.jeuxvideos.free.fr
En ce qui concerne la paramétrisation de DOSBox, on trouvera quelques indications fondamentales permettant de faire fonctionner cet émulateur tout comme je l'utilise aujourd'hui, à l'adresse suivante:
L'émulateur DOSBox
Voilà, c'est tout.
Pas tout à fait tout de même puisqu'il va me rester à replacer la galette dans sa pochette et remettre le tout dans la boîte. Je ne garderai auprès de moi que la précieuse documentation qui va m'en apprendre beaucoup sur la manière de survivre dans le monde de Skullkeep.
Pour jouer, je laisse ou je bascule l'écran DOSBox en mode fenêtré [Alt]+[ENTER]. L'image s'en trouve nettement moins pixellisée qu'en mode plein écran (affichage que d'ailleurs j'utilise rarement, voire même pas du tout).
Jouer à Dungeon Master ? Vous pouvez en faire tout autant (et je vous le conseille si d'aventure l'article vous interpelle quelque part), en allant télécharger le jeu. Celui-ci réside encore (sous entendant par-là que les choses peuvent changer d'ici à je ne sais pas quand, en fonction des appétits du commerce virtuel) dans les archives de l'abandonware francophone, à la présente adresse :
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=287
Mieux encore mais là c'est vraiment pour les fidèles, les inféodés, les toxicomanes du RPG à l'ancienne qui n'ont pas peur d'un jeu affiché en seize couleurs: Dungeon Master senior se télécharge encore à cette adresse (et là les chances de le voir disparaître sont tout de même infimes, sauf coup du sort contre l'hébergeur) :
http://www.abandonware-france.org/ltf_abandon/ltf_jeu.php?id=285
Profitez-en aussi pour télécharger et (surtout) lire leur documentation respective car, sans ces dernières, les chances d'y arriver sont quasiment de un sur l'infiniment idiot de passer à côté d'un tel monument à la gloire du vidéo-ludique voué au jeu de rôle.
Dungeon Master 2 était un jeu pour aventuriers d'un autre temps. Au moment de sa sortie, son interface fleurait déjà bon la parfaite filiation puisqu'elle affichait les mêmes caractéristiques à peine améliorées que celles de son aïeule. Mais cette considération mise à part, Dungeon Master faisait référence à des imaginaires sociaux bien différents de ceux qu'exigent les nouvelles générations de gamers. Il n'intéressera, sans doute, que les passionnés du rôlisme à l'ancienne qui retrouveront avec ce jeu une ambiance à nulle autre pareille malgré un concept général non remanié depuis plus de sept ans (écart entre les deux opus).
Les Dungeon Master font partie du club très fermé de la noblesse qui a encore des leçons à donner. La marque d'une grande aristocratie ludique, c'est probablement qu'on y rejoue encore avec tout autant de plaisir qu'avant. Vous savez ce que c'est: les charmes désuets d'une histoire qui prend sa source au début des temps.
La regrettée revue Joystick ne s'y trompa pas quand en 1994, elle lui accorda son fameux Mégastar (palme décernée avec une extrême rigueur aux titres d'exception), malgré les faiblesses alors constatées.
Car, sur les plans fascination, profondeur et engagement, je place Dungeon Master au sommet et World of Warcraft ou Diablo 3 en bas de l'échelle.
C'est pour vous dire.












































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